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  • 11-Avez-vous des recommandations pour ceux qui sont en démarche de diagnostic actuellement?

    11-Avez-vous des recommandations pour ceux qui sont en démarche de diagnostic actuellement?

    Témoignage

    11-Avez-vous des recommandations pour ceux qui sont en démarche de diagnostic actuellement?

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  • 10-Quelles ressources vous ont semblé pertinentes pour vous? Partagez-les avec les utilisateurs! (Organismes, site web, vidéo, livres etc.)

    10-Quelles ressources vous ont semblé pertinentes pour vous? Partagez-les avec les utilisateurs! (Organismes, site web, vidéo, livres etc.)

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  • 9-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou suporté durant la démarche de diagnostic?

    9-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou suporté durant la démarche de diagnostic?

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    9-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou suporté durant la démarche de diagnostic?

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  • 8-Qu’est ce qui a manqué durant la démarche, ce que vous auriez eu besoin?

    8-Qu’est ce qui a manqué durant la démarche, ce que vous auriez eu besoin?

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    8-Qu’est ce qui a manqué durant la démarche, ce que vous auriez eu besoin?

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  • 7-Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhensions après le diagnostic?

    7-Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhensions après le diagnostic?

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    7-Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhensions après le diagnostic?

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  • 6-Comment décririez-vous l’autisme, qu’elle serait votre définition, votre façon de l’expliquer simplement dans vos mots?

    6-Comment décririez-vous l’autisme, qu’elle serait votre définition, votre façon de l’expliquer simplement dans vos mots?

    Témoignage

    6-Comment décririez-vous l’autisme, qu’elle serait votre définition, votre façon de l’expliquer simplement dans vos mots?

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  • 5-Comment vous sentiez-vous avant, pendant, et après la démarche de diagnostic?

    5-Comment vous sentiez-vous avant, pendant, et après la démarche de diagnostic?

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    5-Comment vous sentiez-vous avant, pendant, et après la démarche de diagnostic?

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  • 4-Comment avez-vous obtenu le diagnostic?

    4-Comment avez-vous obtenu le diagnostic?

    Témoignage

    4-Comment avez-vous obtenu le diagnostic?
    (Nous acceptons l’auto-diagnostic.)

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  • 3-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou supporté durant la démarche de diagnostic?

    3-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou supporté durant la démarche de diagnostic?

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    3-Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou supporté durant la démarche de diagnostic?

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  • 2-Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhensions durant la démarche de diagnostic?

    2-Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhensions durant la démarche de diagnostic?

    Témoignage

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  • 1-Qu’est ce qui vous a mené vers la démarche d’un diagnostic dans le spectre de l’autisme?

    1-Qu’est ce qui vous a mené vers la démarche d’un diagnostic dans le spectre de l’autisme?

    Témoignage

    1-Qu’est ce qui vous a mené vers la démarche d’un diagnostic dans le spectre de l’autisme?

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  • Témoignage complet sur le processus diagnostic – Libridé

    Témoignage complet sur le processus diagnostic – Libridé

    Témoignage complet

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    Qu’est-ce qui vous emmené vers la démarche d’un diagnostic du spectre de l’autisme ? Ben en fait, moi il y a plusieurs personnes qui m’avaient déjà mentionné que il y avait des particularité disons, quand j’étais en présence d’enfant autiste, il venait vers moi naturellement, il y avait de l’air à l’aise avec moi, il y en a même qui me faisait des caresses, chose qui est habituellement inusité et plutôt rare. Donc il y a des gens qui m’avaient déjà mis un petit peu la puce à l’oreille. Euh puis moi, ben depuis longtemps, on va dire, je savais qu’il y avait quelque chose qui fonctionnait pas puis disons la la façon dont mon cerveau procédait avait pas de l’air d’être la même autres. Donc, j’avais déduit que j’étais une bébite. Puis là, ben à ce moment-là, c’est une perte d’emploi qui plusieurs pertes d’emploi en fait qui m’ont mené à me dire « Ben, ça serait peut-être le temps d’aller voir pourquoi mon cerveau travaille différemment puis qu’est-ce que je peux faire pour essayer de garder mes jobs en bout de ligne. »

    Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhension durant la démarche ? C’est sûr, j’ai eu peur d’être jugé. Euh je pensais encore à l’autisme classique, on va dire, à l’autisme de personnes qui ont beaucoup plus de difficultés. Euh fait que j’avais quand même de la difficulté à m’identifier à ces personnesl ou à ce type d’autisme là. Fait Asperger sembla un petit peu moins intense, sembla un petit peu plus dans ma ligne si on veut. Euh donc ça a été de voir euh le le visage des gens mentionnant l’autisme de de voir s’il y avait avoir un jugement avec ça et tout. Moi, j’ai comme foncé un peu tête première. Euh je me suis dit si c’est ça, ça sera ça puis au moins j’aurai une réponse. Euh malgré que mes médecins me disaient « Non, tu es pas autiste, c’est pas ça. » Puis il m’orientait plus vers de l’anxiété. J’ai euh c’est ça quand même rencontré quelques embûches de gens qui croyaient pas. Euh mais je me suis dit il faut que j’aille au bout de ça, faut que j’essaie de comprendre. C’est une démarche plus pour moi-même rendue là.

    Qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou supporté durant la démarche ? Euh en fait ce qui m’a le plus aidé, c’est de commencer des prétextes puis de commencer à entendre des vrais gens en parler. euh qui avait eu aussi des diagnostics adultes ou tardifs. C’est cette mentalité làà qui est venue un petit peu enlever le côté dramatique euh d’un diagnostic quand j’ai vu qu’en bout de ligne ça aidait des gens que ça avait plus l’impression de les libérer de quelque chose, de donner un sens aux difficultés qu’ avait vécu. C’est là que j’ai comme compris que c’est ça que j’avais besoin en bout de ligne. Puis les questionnaires me semblait assez évident aussi. Là, j’étais assez haut dans les les caractéristiques, on va dire. Donc ce que je lisais aussi me réconfortait à savoir, je suis pas le seul à vivre ça. Il y en a d’autres. Il y en a beaucoup d’autres en fait. Puis c’est rassurant de savoir dans une démarche comme ça que c’est pas la fin du monde.

    Euh comment avez-vous obtenu le diagnostic ? Euh dans mon cas, j’ai voulu faire ça assez vite euh parce que je voulais pas attendre. Je voulais que ça reparte un peu une machine puis que je réussisse à me remettre sur pied. Euh fait que dans le fond, j’ai tout de suite fait une démarche auprès de la clinique Asperger de Montréal euh avec le docteur Girou. Euh j’ai eu un retour en janvier puis en avril euh j’avais mon diagnostic. fait que c’est quand même pas très très long comme période. Ça coûte quand même de l’argent mais au moins, j’ai réussi à l’avoir rapidement. Sinon euh ça aurait été long.

    Comment vous sentiriez-vous ? Comment vous sentiez-vous avant, pendant et après le diagnostic ? Euh avant, honnêtement, j’étais assez perdu. J’avais l’impression que j’avais une maladie mentale que personne connaissait puis personne comprenait qu’est-ce que c’était. Euh puis dans le fond, pendant que justement j’étais en attente du diagnostic, que j’avais quand même fait les tests et tout, je me considérais déjà euh comme étant sur le spectre. J’avais vraiment l’impression que c’était ça qui cochait le plus de cause qui ressemble vraiment à ma situation. J’ai j’ai vraiment eu une espèce d’épiphanie en voyant à quel point les questionnaires répondait à des questions puis à des situations hyper précises que personne d’autre comprenait nécessairement. Euh fait que dans le fond pendant je me sentais plutôt rassuré de voir que c’était quelque chose qui existait bel et bien que beaucoup d’autres vivaient euh puis que par la bande ça les avait aidé. à mieux se comprendre puis à mieux fonctionner. C’était surtout ça que je voulais. Puis après le diagnostic euh il y a quand même eu une espèce de déception dans le sens où mon entourage puis tout ça ont pas euh ont pas embarqué entre parenthèse dans l’espèce de vaste monde qui s’ouvrait tout d’un coup. Moi, j’ai voulu découvrir beaucoup, comprendre, essayer de faire un retour en arrière sur ma vie. Puis dans le fond, je je m’attendais à ce que les gens de mon entourage posent beaucoup de questions euh pour essayer de mieux comprendre, pour essayer de voir comment je vivais ça de mon côté et tout. Ça a pas été le cas. Euh fait, ouais, il y a quand même eu une espèce de déception. Puis aussi euh le fait que il y a très peu de reconnaissance en fait euh même si on a un diagnostic, les médecins en général sont pas assez au courant pour que ça change quelque chose dans leur pratique courante si on veut. Euh même chose qu’au employeur, faut souvent faire des démarches de plus si on va avoir des accommodements. Fait concrètement, il y a quand même eu une petite déception euh au niveau de je dirais du monde extérieur, mais de mon côté a été que du bon. Euh ça enfin amené une réponse définitive à beaucoup de questions que je me posais. Tiens, je vais faire un mini check pour être sûr. Ouais, mon enregistrement continue. C’est bon de vérifier des fois juste au cas.

    Donc, comment décririez-vous l’autisme ? Quelle serait votre définition, votre façon de l’expliquer simplement ? J’ai beaucoup beaucoup de façons pendant un bout, je disais des extraterrestres, des bbites qui fitent pas dans société des beaucoup de façons de le dire. Une des récentes que j’ai formulé, c’est « J’ai l’impression d’être un chat euh qui vit dans un monde de chien. J’ai appris à japer comme eux autres puis à gratter les oreilles puis tourner autour de ma queue pour leur montrer que j’éis un chien. » Mais en bout de ligne, je reste quand même un chat qui agit comme un chien. Puis les chiens eux agissent pas comme des chats et font pas l’effort de moller pour moi puis d’être plus doux puis de faire attention puis de puis en tant que chat qui rencontre d’autres chats qui agissent comme des chiens parce qu’on vit dans un monde de chiens. Ben je me pose beaucoup la question pourquoi on suit la meute ultimement ? Pourquoi on fait pas juste être des chats puis vivre comme des chats ? Puis je pense que les chats et les chiens cohabite quand même ensemble. Fait que je pense c’est un peu ce genre d’image là dans mon cas que j’amène pour illustrer qu’est-ce que c’est pour moi être autiste dans ce mondeci.

    Quelles ont été vos craintes, difficultés et appréhension après le diagnostic ? Donc comme je disais un peu tantôt, je pensais que il y avait des dispositions autant gouvernemental, les impôts de l’aide, des accommodements en emploi, que les gens tout d’un coup auraient un espèce de coup de réalisation de mon dieu, j’ai eu un notice toute ma vie dans mon entourage puis je m’en suis jamais rendu compte comment ça, qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qui se passe ? Je pensais que ça générerait des étincelles, des changements, un espèce de bouleversement puis que tout le monde commencerait à se rendre compte à quel point il voit pas la vraie personne depuis des années. Là, il y a juste quand je suis tout seul que je suis vraiment moi-même. fait qu’il y a eu beaucoup de de de d’aspiration un peu pas la déception, je dirais quand même de voir qu’il y a pas d’encadrement adulte, qu’il y a pas de ressources, qu’il y a pas disons ce que je m’attendais qu’il aille pour absorber un choc comme ça. Avoir de l’aide psychologique, c’est hyper compliqué, hyper long. puis souvent est pas adéquate. Euh fait que dans le fond beaucoup de difficulté encore une fois avec l’entourage puis commence à pas tant changer leur perception commence à être un peu dur de les convaincre que c’était ça puis qu’en bout de ligne il s’en rendit pas compte parce que je leur montrais pas depuis des années. Je leur montrais ce qu’il voulait voir de moi. Et là tout d’un coup, ben j’aurais espéré qu’il voudrait voir mon vrai côté et ça a pas été ce qui est arrivé. J’ai plus eu un côté réfractaire de ben regarde, tu as été capable jusque là fait que pourquoi tu seras pas capable de continuer à masquer puis à pas nous montrer les petits attraits particuliers que tu as ou les choses étranges qui t’habitent. fait que c’est sûr que il y a quand même eu de la déception puis difficulté au niveau des accommodement qui sont non présents. Là, ça va toujours revenir. Je partout ils disent qu’ils vont accommoder des gens mais en général c’est des handicaps physiques. Dès qu’on arrive avec une condition neurologique ou psychologique, bah c’est pas quelque chose qui les intéresse, c’est pas quelque chose qui est facilement applicable. fait qu’en bout de ligne, on se ramasse pas mal tout seul avec nos problèmes. Euh si j’exclus justement les groupes de support entre personnes autistes, ça euh c’est c’est probablement la seule chose qui qui aide dans tout le processus puis qui est facilement accessible.

    Bon, prochaine question, c’est qu’est-ce qui vous a aidé, soutenu ou supporté après le diagnostic ? Ben moi, dès que j’ai commencé à faire les prétestes euh en ligne, la SP quiz puis des choses comme ça, j’ai tout de suite chercher des ressources puis j’ai vu qu’il y en avait vraiment beaucoup pour les enfants et très peu pour les adultes. Mais j’ai trouvé la maison de l’autisme qui avait justement un groupe de support pour des personnes autistes, par des personnes autistes le soir, la semaine par Zoom. Je me suis ben pourquoi pas essayer. Euh ça m’a pris deux tr semaines à me décider à faire bon ok go on y va. Mais finalement, j’ai été agréablement surpris de voir que les sujets étaient super pertinent, que les la communication se faisait très facilement puis que en bout de ligne, ça répondait simplement à des questions juste en évoquant nos vécus, en évoquant notre expérience sur un sujet, ça répondait déjà beaucoup plus facilement que d’avoir voir à chercher puis à fouiller partout. Euh donc ça m’a beaucoup beaucoup aidé durant la démarche. Euh, j’ai aussi fouillé internet, aller voir des des YouTubers puis des gens qui faisaient des vidéos, des capsules Autism from the inside, des trucs comme ça qui expliquent som tout bien de façon assez décortiquée des phénomènes euh qu’on peut justement absorber plus lentement puis après essayer d’avoir une réflexion sur quel impact ça a dans notre cas à nous. Euh fait que ça m’a quand même aidé pas mal à cheminer. Mais c’est clair que d’avoir la rencontre heb abdomadaire avec un sujet pertinent parce que c’est nous qui décidions le sujet, c’est vraiment ça qui m’a donné le meilleur coup de pouce euh pour comprendre, dédramatiser puis essayer d’appréhender un monde où je pouvais avoir des acquis comme ça puis les expliquer puis que les autres en prennent compte puis que les autres deviennent un petit peu conscient euh de mes particularités puis de ma situation.

    Qu’est-ce qui a manqué durant la démarche ? Ce que vous auriez eu besoin euh en fait ben les ressources sont plutôt rares pour les adultes. Euh il y en a vraiment pas beaucoup. il y en a la plus grande majorité, ils sont toutes axés sur les enfants euh où ils sont complètes, où ils sont euh des plus petites ressources. Fait au public, j’avais l’impression que si je voulais un diagnostic, ça m’aurait pris 2 3 4 ans là, que ça que c’était pas la priorité de personne en bout de ligne là de m’aider à comprendre qui j’étais. Puis c’est un bout qui m’a vraiment accroché parce que si j’avais une pierre au rein ou un cancer quelconque, on n’hésiterait pas à essayer de me diagnostiquer puis de trouver rapidement qu’est-ce que j’ai à me faire passer les tests adéquats et tout. Mais dans le cas d’une condition neurologique qui affecte toute notre vie, ben ça c’est pas une priorité pour personne. Puis pour en faire une priorité, ben il faut payer. Ça ça m’a quand même vraiment déçu. Je me je m’attendais à ce qu’il y ait minimalement quelque chose. Puis en bout de ligne, je me suis rendu compte que non, c’était comme un côté que la société avait complètement abandonné. Il aurait fallu que en fait, je prends un peu l’exemple souvent là, mais si je dis un médecin que j’ai des idées noires, je vais avoir un traitement instantané, je vais avoir un suivi, je vais avoir de la médication, je vais avoir Mais si je dis à quelqu’un que mon cerveau est tout bousillé, j’ai l’impression qu’il fonctionne tout croche, que je me comprends pas moi-même, que je pense que je tisse, bah il y a des chances que sa réaction ça soit bien non, ça se peut pas comme dans mon cas. fait que c’est quelque chose que j’ai trouvé un peu triste de nier ce que les gens semblent sentir juste parce que dans notre tête ça fit pas le profil de ce que nous on pense que c’est l’autisme. Ça a tellement de formes, c’est tellement un large spectre, un spectre qu’il faut juste accepter quand quelqu’un dit je pense que je suis ça. Ben ok, explique-moi pourquoi ça va peut-être être un meilleur départ que de juste faire non, moi je pense pas que ce que j’aurais eu de besoin euh non, ça je l’ai quand même eu avec le groupe. J’aurais eu besoin que mon entourage supporte un peu plus la démarche. Il y en a qui m’ont aidé, il y en a qui est incrédule. J’aurais aimé, c’est sûr, que tout le monde fasse « Ah, c’est pour ça que tu as des petites affaires weird qu’on comprend pas. » Mais bon, la famille des fois ça rend pas compte que c’est des particularités parce que pour eux on est comme ça puis c’est tout puis il nous acceptent comme ça. C’est juste que le jour où on leur montre qu’on cache beaucoup de choses, bah là ils comprennent plus trop qu’est-ce qui se passe. C’est un peu pour ça que le diagnostic peut aider quand même à expliquer euh c’est quoi masqué entre autres puis les burn burnout shutdown, les puisements, les ref tout toutes les phénomènes autistes en bout de ligne.

    Quelles ressources vous ont semblé pertinentes pour vous ? Partagez-les avec nous. Euh ben comme je l’ai dit un peu, il y a des plusieurs ressources YouTube vidéos, des gens qui expliquent euh ce qui ont vécu, ce que d’autres ont vécu, qui font des recoupements. Euh ça ça m’a vraiment aidé à mettre le doigt sur des phénomènes puis à départager aussi le fait que j’ai un TDAH aussi avec l’autisme. Les deux se battent un petit peu ensemble. fait que des fois euh quelqu’un aurait pu dire que j’avais de l’autisme, mais le TDA je venais faire en sorte que je continuais à disons rester dans une situation inconfortable ou à vouloir. Les deux se battent ensemble. Fait que ça c’est sûr que ça m’a aidé beaucoup beaucoup de départager qu’est-ce qui est quoi puis à quel point ça complexifie les comorbidités puis toutes les situations qu’ peut avoir autour. Euh dans mon cas, c’est ça les intérêts spécifiques. Ben bon, c’est entre autres les ballons est un intérêt vraiment particulier qui a de l’air enfantin qui fit pas vraiment dans le décor d’un adulte fait je l’avais toujours caché en fait. Donc il y a pas personne qui sentait c’était quoi mon intérêt spécifique. Puis en tant qu’iste, c’est dramatique si on veut de pas pouvoir m’exprimer là-dessus, de pas pouvoir parler de mon intérêt spécifique parce que je trouvais que c’était honteux d’aimer des jouets pour enfants. fait des fois c’est ça, on se met des espèces de couches de trop qui font en sorte qu’on qu’on travaille encore plus dans le bar puis que la vie est encore plus compliquée puis que on vit encore moins bien avec ce qu’on est. fait de sentir qu’il y a des gens qui réussissaient à parler vraiment de leur vécu puis de leur particularités aussi étrange que ça puisse être. Ça a libéré beaucoup de ce côté-là. Ça m’a permis de dédramatiser là puis de de faire en sorte que je pouvais en parler à quelqu’un que je connaissais pas. Mais j’avais des façons de l’expliquer au lieu de dire ben moi j’ai j’aime ça les ballons j’aime ça qu’il en a chez nous. Ça ça fait tout le temps un peu bizarre pour quelqu’un de 40 ans là.

    C’est-vous des recommandations pour ceux qui sont en démarche actuellement ? Euh oui euh beaucoup. C’est ce que je recommanderais, c’est vraiment euh d’y aller par étape, de pas foncer puis d’essayer de tout manger d’un coup. Il y a un phénomène qui s’apparente quand même au deuil euh qui est quand même documenté là puis qu’ a des ressources disponibles sur le le site pour référencer mais qui explique que on passe vraiment par des étapes d’acceptation, de colère, de déni puis là la révélation et l’exercice le plus difficile ou lourd ou complexe ou l’onte tout dépendant de quel âge on a, c’est le retour en arrière, c’est de revoir notre vie sous la perspective du spectre et de ce qu’on sait maintenant. Puis ça change beaucoup de choses. Ça amène une perception vraiment différente. enlève beaucoup de honte, de poids sur qu’est-ce qu’on sentait, qu’est-ce qu’on vivait, qu’on s’autorisait peut-être pas à vivre ou à sentir ou des phénomènes d’épuisement qu’on a jamais compris, des tout plein de particularités qu’on a que tout d’un coup on fait « Ah oui, là je comprends. compréhension est vraiment vraiment importante de de notre passé pour comprendre un peu mieux comment cheminer maintenant, comment changer nos interactions avec les gens autour de nous, comment décider si on veut dévoiler ou non, continuer de masquer ou non. Après, il y a des prises de décisions à prendre qui sont quand même importantes. Euh fait que je pense que d’y aller par étape, d’avoir euh une ressource, que ce soit le site, que ce soit des gens, que ce soit un groupe, peu importe, mais de pouvoir au moins discuter, en parler avec des personnes neurodivergentes. Le discours est complètement différent. Il y a pas de jugement. Euh limite, on va trouver ça un peu cocasse, mais souvent on va plus se reconnaître que d’autres choses dans la situation cocasse. Euh fait que il y a vraiment une couche de difficulté qui s’enlève quand on commence à parler avec des gens qui nous ressemblent. Puis tout d’un coup, ça devient sain de comprendre des phénomènes, ça devient intéressant, ça devient enrichissant. Puis on se rend compte que le spectre est large mais que les recoupements sont quand même nombreux là entre les personnes TSA même de tous les niveaux là pour avoir côtoyé des personnes non verbales des choses comme ça. Moi je comprenais quand même qu’est-ce qu’il voulait dire mais leurs parents avaient de la misère à comprendre. fait que je me dis s’ils grandissent toute leur vie comme ça, c’est clair que ça devient hyper compliqué. Puis là, je rapporte ça à moi puis je fais ben oui, c’est ça que j’ai fait toute ma vie. J’ai grandi avec du monde qui parlait pas comme moi et c’était extrêmement compliqué. fait que moi je réussis à parler ce qui est déjà énorme. Je me dis ma vie a été complexe quand même. Fait que parler avec les pères, parler avec des gens qui nous ressemblent, ça change vraiment beaucoup euh notre perception. puis écouter aussi des euh des témoignages puis ce que les gens ont vécu. Euh euh si j’ai des choses à ajouter euh donnez-moi une petite seconde parce que je crois que j’avais ajouté deux trois petites questions que j’ai pas dans mon petit document ici.

    Euh, quel message aimerais-tu faire passer aux personnes non autistes ? Euh, essayez d’écouter. Essayez beaucoup d’écouter avec aucune appréhension, pas avec une idée préconçue de c’est évident que voyons, tu sais que voyons c’est faisable, c’est repartez de zéro comme si vous adressiez vraiment une nouvelle personne quand elle vous parle de son diagnostic puis de ses particularités. Parce que souvent si vous le saviez pas, c’est qu’elle vous l’a caché. Le masquage sert à ça, à montrer les bouts qu’on veut montrer parce que le reste implique trop de questionnement, implique trop de confrontation, explique implique trop de gens qui comprennent pas qu’est-ce qu’on veut, qu’on peut qu’on ne serait-ce que les stim puis c’est dur de dire à quelqu’un à partir de maintenant si je fais des mouvements incongrus, ignorles. C’est juste une façon pour moi de me dégager du stress puis de me sentir mieux. Mais si tu les soulignes puis que tu m’en parles puis que tu me poses des questions à chaque fois, ça marchera pas. Je vais juste arrêter de les faire. Donc je vais me sentir mal. Ça va empirer ma situation. Donc essayez d’avoir une ouverture euh neutre. Euh essayer d’enlever le jugement de justement ça devrait pas être compliqué ça. On on vit des situations vraiment particulières qui sont des fois inexplicables euh jusqu’àattant qu’on ait les mots pour vraiment décortiquer. fait nous-même on juge déjà beaucoup depuis des années à se trouver poche, nulle, incapable puis pas d’énergie, pas le goût de voir du monde à être pris dans de l’inertie. Si au moment où on s’ouvre puis on commence à expliquer aux gens notre situation, les gens sont réfractaires puis à moindrissent notre vécu, ça devient encore plus compliqué puis ça nous fait abandonner. Il y a des gens à qui ont fait « Bon, je vais juste continuer de masquer puis euh ça l’intéresse pas de connaître qui je suis vraiment. Limite, je va peut-être juste m’en détacher puis ça va finir là. Là, euh je compare ça un petit peu à un coming out euh de dévoiler justement notre situation. Puis si les gens réagissent mal à un coming out euh gay, ben c’est la même chose avec un coming out autiste. Ça peut être aussi traumatisant de se faire dire ben non, toi tu es pas autiste. C’est aussi chiant euh et c’est aussi blessant que qu’un qu’un coming out comme personne de la diversité là comme j’ai eu à faire aussi dans ma vie aux personnes autistes surtout celles qui découvrent et viennent de découvrir leur autisme. Ça revient un petit peu aux recommandations pour ceux qui sont en démarche actuellement. Peut-être que je vais enlever cette question-là. Donc vous pouvez peut-être l’ignorer. Euh mais je veux quand même y répondre vite vite. Euh je voudrais dire aux personnes en processus ou qui viennent d’avoir un diagnostic que c’est une bonne chose. Déjà ça nous permet de mieux savoir qui on est, de cerner des particularités, de comprendre des comportements, de comprendre des choses qu’on contrôle pas. souvent euh puis ça change complètement la dynamique. Euh je dirais qu’avant sans dire que j’étais vraiment dépressif tout le temps, j’avais une espèce de de pression sous-jacente à me dire je suis pas assez bon, je suis pas suffisant. Ça m’a poussé à faire plein de choses étranges que je sais pas si j’aurais fait autrement. Fait que c’est pas nécessairement mauvais. Mais là, je suis un petit peu plus en paix avec ce que je suis. Puis j’assume un peu plus euh ma différence puis à quel point c’est pas la fin du monde si je pars plutôt d’un soirée, d’un événement, c’est pas la fin du monde si j’y veux juste pas. C’est correct de s’écouter, c’est correct de pas dépasser nos limites. C’est correct de savoir qui on est puis de s’affirmer là-dedans, que ça intéresse les autres ou non. Rendu là, ça nous regarde plus. Mais au moins, nous on a nos réponses puis ça nous situe un peu mieux dans qu’est-ce qu’on veut faire avec ça dans l’avenir.

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  • Inspiring through words: the journey of Jordan Nanos

    Inspiring through words: the journey of Jordan Nanos

    Inspiring through words: the journey of Jordan Nanos

    • 1 avr. 2024
    • 1 min de lecture

    by Patrick Millette and Jordan Nanos

    In a world where the power of words can uplift spirits and spark change, Jordan Nanos stands as a beacon of inspiration. A talented author diagnosed with 22q, Jordan’s story is not just about his diagnosis but also about his resilience, kindness, and unwavering determination to make a positive impact through his writing.

    My story By Jordan Nanos

    Discovering the Passion:

    Jordan’s journey as a writer began when he was a teenager. « I started writing when I was seventeen years old and instantly fell in love with it,” he shares. Writing became a love affair that blossomed quickly, leading him to pen his inaugural book at eighteen. His motivation? “I wrote the book because I wanted to make a change and a difference in the world”. Jordan found happiness in his writing endeavours, which boosted his confidence. “When I write it always gives me a positive attitude because it gives me confidence. My writing makes me believe in myself”. 

    Navigating Challenges with Grace:

    Jordan’s writing journey hasn’t been without its share of obstacles. Yet, with unwavering determination, he has navigated through them with grace and resilience. “I’ve learned that you need to not give up on your writing. I’ve learned that if you believe in yourself anything is possible”. Each challenge became an opportunity for growth, a chance to reaffirm his belief in himself and his craft.

    Jordan strengthened his writing ability through practice and dedication. He found it helpful to discuss his ideas with people around him whenever he wrote. “I would practice at it and face it by having conversations with others. I would make sure what I say makes sense to the other person.” 

    Jordan believes that writing can boost confidence and spread kindness. He hopes to inspire others to pick up the craft. His advice for people who are interested in writing is to “take it one day at a time. Patience is a virtue when it comes to writing. You have to be committed to your writing”. Jordan is an inspiration to many people.

    Spreading Kindness, One Word at a Time:

    Through his books and writings, Jordan Nanos seeks to spread kindness. Throughout his writing, he encourages his readers to approach the world with compassion and understanding. “My writing can help others feel that they’re not alone. It can help others be more thoughtful and helpful towards each other. It can teach others to fight for what’s right when they’re feeling down. It can help to show others that being different is ok”.

    His writing serves as a gentle reminder to others that they’re not alone in their struggles. It encourages empathy, prompts thoughtful gestures, and empowers individuals to stand tall and embrace their uniqueness. ”The message is never to give up. You can always be proud of who you are”. To Jordan Nanos, spreading kindness is vital, and he wants to encourage his readers to spread kindness throughout their lives. “Don’t be shy when you have something to say in a positive way.”

    Jordan wants to inspire others to spread kindness. He does this throughout his books and finds creative ways to spread kindness during special occasions like the holiday season. When you spread kindness through the holiday season you’re showing others that you can do anything that you can put your mindset to. » Throughout the holiday season, Jordan goes out of his way to write Christmas cards for his friends and family. This is a perfect example of utilizing your talents to spread positivity and kindness. For him, spreading kindness during this magical time isn’t just about grand gestures; it’s about embracing the spirit of togetherness, hope, and possibility.

    Beacon of Light:

    In the tapestry of life, Jordan Nanos’s story stands as a vibrant thread, weaving together the essence of resilience, kindness, and the transformative power of words. Through his writing, he invites us to embark on a journey of self-discovery, empathy, and hope. As we navigate through the pages of his life, may we be inspired to embrace our own unique stories, to spread kindness wherever we go, and to believe in the extraordinary potential of the human spirit. Jordan Nanos isn’t just an author; he’s a beacon of light illuminating the path toward a brighter, kinder tomorrow.

  • In other words, I walked right into it.

    In other words, I walked right into it.

    Blog Post by CJ James

    “In other words, I walked right into it.”

    There have been a lot of changes over the last decade of my life, but one constant. I have been a victim of stalking and cyber-harassment (which is just a very specific form of stalking) for the last ten years. It started in Texas with multiple instances of the same man approaching me in person and online. It continued when I moved to Québec, though it is exclusively online for now.

    As an Autistic woman, this stalking has made my life extremely difficult from an organizational and emotions-management standpoint. For about a year, it also made it difficult to get my Vitamin D. Victimhood is not easy for anyone, but I want to explain how being a victim of stalking is even more complicated for an Autistic person. I will explain how these events have affected me personally, illustrate how it affects my relationships to others, and discuss how the solutions that are available in society are not adapted to the needs of Autistic people.

    Need for routine

    One of the first recommendations you will receive when being stalked is to abandon routine and habits. It makes sense. If you use the same path to walk to your car at the same time everyday, then it is easy for someone to learn your routine and insert themselves into it. Same with, say, having a favourite bookstore.

    On the contrary, one of the more famous quirks of Autism is our reliance on routines. We aren’t like this just because we want to be difficult; we need predictability to function. Surprises require more on-the-fly thinking, which is a common challenge for Autistic people. I am no different.

    I need my routine to keep track of my keys, remember to feed my dogs (and myself), and to wake up on time. Without routine, I struggle with the basic-life organization that more normative people call “adulting”. I could not live in an environment where evasion was a daily goal. In the end, it felt like I had the choice between retreating entirely or living with regular, dangerous interruptions due to stalking. I chose to retreat to another country. It gives me room to breathe, but it still negatively affects me –frequently.

    Difficulty reading danger

    Another difficulty that’s somewhat unique for Autistic stalking victims is that reading the danger of a situation is very context-specific and can be confusing. Behaviour that makes sense to an Autistic person can be very dangerous coming from other people. For example, when I was bullied as a child, I kept getting up and repeatedly put myself in situations where I could have been rejected. Over practice (and some help from puberty), I developed the social skills that garnered me a minor, but peaceful social existence. For me, I respect when people try again and again, but in this case, it is not healthy nor respectful. That said, it took me years to recognize that I was being stalked because, to me, he was just trying really hard.

    Another example of this is a lot more harrowing now that I am aware of the connotations. One time, around one in the morning, he confronted me in my apartment complex’s laundromat. For me, I was overwhelmed by the hyper-social nature of Texas social norms, so the surprise that someone was hiding in the dark for me was no different than the stress I experience when someone else is using the laundromat at the same time as me. I just didn’t want to engage in small talk or anything like that. Both situations were annoying in an overwhelming sense, but I had to cope with being overwhelmed all the time.

    Before I even realized that I like being closer to the door than the people around me (I also have PTSD), I had ”played it cool” to the point that I was further into the laundromat than he was, making him closer to the door than me. In other words, I walked right into it. Keep in mind that this is Texas. It’s a violent place and he, later on, threatened my life. What sort of weapons or intentions resided in him? No one knows because, in my attempt to play it cool, I eventually got him talking. I learned that he was there because he was obsessed with me and he was moving away in a few weeks.

    He had envisioned meeting me as a last hurrah. I have no idea what would have happened if I hadn’t pretended to want his number. Certainly he’s so unstable that even he doesn’t know what he intended if I openly blew him off. That said, the danger inherent in a “last hurrah with a woman you’ve been obsessed with for many years” did not occur to me until about a year after I walked out of there. My avoidance for the year after that event was simply my frustration with unexpected social interactions. About the same time I realized the danger I had been in was about a month after he started making unsolicited comments to me about having a gun. I was like a lobster in boiling water.

    Strategies that don’t make sense on first impression

    Another thing that affects stalking victims is that their strategies of stalker-management rarely make sense on first glance. Experts in the field themselves do not agree on how to manage prolonged cyber-harassment, so victims often have to make their own decisions about how they want to manage the threat.

    I have years of evidence of his stalking and harassment due to my strategies, but it’s really hit-or-miss if I am able to explain the methodology to another person. When making my strategy, I just did not care how it looks to other people, so I allowed cyber-harassment on my public posts from a single Facebook account of his for one main reason: the harassment doesn’t stop when I block him and it’s easier to prove all the harassment is coming from the same person if I allow him one account that I do not block.

    I’ve since abandoned this strategy because it was causing social rifts with people perceiving me as “letting it happen” or “wanting it”. Because I am on the spectrum, and because this factoid was public knowledge, people were highly critical of my management strategies, rather than accepting that I had consulted experts and built my own expertise. Ultimately, I just wanted good evidence to put this devil-on-my-back away for a long time and I did not care how other people perceived it.

    Difficulty communicating

    I’ve already hinted at this a little, but stalking is already a difficult crime to communicate because the danger comes from the fact that it’s not a single occurrence. Additionally, there’s some classical conditioning that happens. Not every act of stalking is sinister on its face. However, every act is a reminder that the sinister acts of stalking did happen, could happen again, and might escalate. What a stalking victim feels is not easily communicated.

    …With police

    If you’ve read this far, you’ve probably wondered if I’ve ever contacted the police. There may even be a few comments from people who didn’t finish reading this who are convinced that this would not happen if I had just contacted the police. Sadly, people’s reactions to this crime I experience are becoming more and more predictable to me. However, I did actually try to talk to the police about this crime. A lot.

    There are significant communication differences between what police expect from a victim and what comes out of an Autistic victim. There’s a book and a lot of academic papers about it. In some countries, such as the UK, due to these differences, an Autistic victim can ask for an investigator to report to who is specially trained to communicate with Autistic victims.

    I would love to see something like this in Quebec, as I’ve had mixed experiences reporting my stalker’s activity here. Sometimes they are very understanding, but one time I got dragged out instead of being allowed to report the crime occurring against me. As a result, I have a deal with my éducateur spécialisé where he goes with me to the police station to report my stalker’s more sensational threats.

    I can’t imagine still having this problem in Texas, where I am from. There are no éducateurs/éducatrices spécialisé.e.s in Texas, but they should not be needed anyway. I am lucky that, right now, the stalking behaviour is exclusively cyberharassment, which is Criminal Harassment in Canada, a serious crime punishable by up to 10 years in prison. This lack of urgency, due to the distance, means that I can wait a few days after I receive an especially salient threat for my éducateur spécialisé to be available to go to the police station with me. If the threats were occurring in person, I would not have the time to wait and we would be back to the same problem. For a whole year in Texas, when the stalking escalated to in person contacts, I left my house as little as possible out of fear, cutting me off from sunlight.

    While still in Texas, I tried interacting with the police through a very helpful women’s shelter, but they had no knowledge of Autistic communication so they did not really understand the problem either. It did not help that their funding comes from domestic violence grants and I never dated this man who is stalking me. Autistic crime victims need more than just helpful people, though they do help; we need specialized support when we go to report to the police.

    …With friends and care workers

    There are social challenges in just being an Autistic person, but stalking adds another layer. I often feel like I am on trial as a victim with the people around me such as friends, acquaintances, and care workers. There’s high stakes to strike the right tone with your victimhood/survivourness and absolutely no one to learn it from. This means that minor grievances, such as the way I give walking directions, can transform into full critique of my life, such as the way I manage my victimhood, quite rapidly.

    Everyone has an opinion about how they would handle it if they were you. It’s hard enough to be a victim of a serious crime with heavy psychological effects on my person, but there is an extra layer that comes from people criticizing my decisions, good ones and faults, as everything is under a magnifying glass. This is an extra social challenge to negotiate. No one wants their decisions under a magnifying glass, especially as a result of a crime. As an Autistic person, additional social challenges can feel like an insurmountable mountain. It has been much harder to build my new circle of friends here in Québec as a result.

    Sensory issues and communal shelters

    Lastly, stalking victims are often pushed to start over in the shelter environment. This is because starting over is very spendy, but, even when you’re not disabled, stalking conflicts with generating income. The emotional experience of stalking is another weight on your “adulting” skills and the act of stalking often interferes with employment. Thus, the free shelter enters.

    But there’s a huge caveat. Autistic people can be too sensory sensitive and socially different to survive in communal environments (without other Autistic people).

    While some shelters can place a person in a private room, crowding and understanding are barriers. Most shelters do not recognize the specialized needs of Autistic people well enough to accommodate them. Personally, I could never have started over if I hadn’t been especially good at crowdfunding and then also had some seriously lucky outcomes. One time, when I was a homeless new arrival in Trois Rivières, the CLSC paid for me to stay in a cheap motel for the weekend and then placed me (and my dogs) in supported Autistic housing the following Monday. This was especially lucky because I had nowhere to go, crowdfunding was in a lull, and staying at the only shelter in town was also not an option. One of the many reasons why I volunteer my writing to Autism House is because they are aware of the Autistic community’s specialized housing needs and their goal is to eventually provide it. I think that will save lives we haven’t even heard about yet.

    Overall, stalking is a difficult crime whether or not you are Autistic and this review of our unique challenges as stalking victims is not intended to downplay other stalking victims. It is always hard and there is always someone who has survived worse. Before the 90s, neither stalking nor Autism were widely recognized, but the confluence of the two has some unique traits that, frankly, suck. Every year, both issues gain general awareness in the global zeitgeist. I hope that this work can make a meaningful contribution to both as well. Please share!

  • Un chez soi dans la communauté!

    Un chez soi dans la communauté!

    Un chez soi dans la communauté!

    Les besoins, attentes et préférences d’adultes autistes en matière d’hébergement et de logement au Québec

    • 22 févr. 2023
    • 1 min de lecture

    Dernière mise à jour : 18 juin 2023

    En décembre 2020, le Réseau pour Transformer les Soins en Autisme (RTSA) et la Maison de l’autisme ont organisé une table de concertation intitulée Vers une meilleure qualité de vie pour la communauté adulte autiste : Besoins et services en hébergement. À la suite de cet événement, la Maison de l’autisme s’est jointe aux chercheur.e.s Baudouin Forgeot d’Arc (M.D., Ph. D.) et Isabelle Courcy (Ph. D.) pour créer un partenariat communauté-recherche.

    Le projet né de cette alliance visait à documenter les besoins, les attentes et les préférences des personnes autistes au Québec en matière d’hébergement ou de logement.

    Au cours de 2022, le sondage a été partagé par plus de 150 organisations et rempli par près de 400 personnes à travers le Québec.

    Pour consulter les résultats:

    Télécharger PDF • 990KB

    Pour consulter la couverture médiatique: https://lactualite.com/actualites/trop-peu-de-logements-adaptes-aux-besoins-des-autistes-revele-une-nouvelle-etude/

  • Nous n’en savons pas assez sur la manière dont les adultes autistes apprennent le langage

    Nous n’en savons pas assez sur la manière dont les adultes autistes apprennent le langage

    Nous n’en savons pas assez sur la manière dont les adultes autistes apprennent le langage

    • 17 août 2022
    • 7 min de lecture

    Par CJ James

    Le gouvernement du Québec à récemment voté une nouvelle loi qui protège la langue française, mais qui malheureusement augmente la difficulté des adultes autistes qui ne parlent pas français à s’intégrer. Plusieurs personnes autistes apprennent le français (et d’autres langues) durant la petite enfance sans problèmes. Cependant, l’acquisition d’une nouvelle langue en tant qu’adulte, ou grand enfant, autiste est un défi unique. Ce défi ne devrait pas être une surprise alors que l’autisme se manifeste souvent comme une différence en communication qui affecte l’utilisation et la compréhension du langage.

    Alors que cet article se concentre sur les défis au Québec, son contenu peut aussi être intéressant pour les pédagogues de langues secondes, ainsi que les enseignants et enseignants spécialisés qui sont en contact avec des enfants autistes immigrants.

    Le problème

    Il n’y a pas beaucoup de littérature scientifique sur l’apprentissage de langues seconde, ou tierce, chez les adultes autistes. L’acquisition de la langue est seulement étudiée chez les enfants autistes, et même là seulement quand il y a un délai. Je souhaite discuter de l’apprentissage du langage chez les adultes et enfants autistes plus vieux. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de connaissances à ce niveau pour inspirer ce texte. Je vais donc vous parler d’anecdotes de ma propre expérience.

    Il va sans dire que je suis simplement une personne, et alors que j’espère que ma représentation des différences d’apprentissage d’une langue chez les autistes est généralisable, je n’en ai pas la garantie. Chaque personne autiste est différente.

    Différence de motivation

    La sagesse populaire de l’apprentissage des langues est que tu apprends ce qui est pertinent pour toi. Ainsi, la majorité des gens apprennent des langues additionnelles par désir de communiquer avec les gens autour d’eux. Mon premier obstacle que j’ai à l’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est que ma motivation à communiquer est … différente. Quand j’étais une jeune enfant, j’étais très extravertie. En grandissant, j’ai appris que j’étais différente et que mes particularités n’étaient pas acceptées. Depuis, je suis souvent en retrait face à un public. Cela veut dire que je suis plus probable d’apprendre à partager de l’information générale aux gens, comme l’heure, que d’apprendre à donner des compliments.

    Certains des sujets qui sont enseignés à des débutants en classe ne sont pas intéressants pour moi. En ce moment, je suis dans une classe de niveau 3 au Québec (il y a 12 niveaux officiels de français, dont les 8 premiers sont appris dans des classes publiques pour adultes). Durant le troisième niveau, nous travaillions à la construction de phrases basiques en utilisant des sujets tels que les compliments, la météo ou des activités de loisir tels les sports. Pour mes pairs, ce sont des sujets utiles. Malheureusement pour moi, je ne suis pas intéressée par le papotage. Mes pairs peuvent pratiquer ces phrases et ces sujets hors de la classe, alors que que mon manque d’intérêt pour ceux-ci me mène à avoir du retard par rapport à eux.

    Différentes réponses à l’immersion

    Quand j’ai déménagé au Québec, je m’attendais à ce que l’immersion me permette d’apprendre plus rapidement. Il est possible que j’aie absolument mal compris le rôle que l’immersion jouerait dans mes apprentissages. Quand je me suis retrouvée à Trois-Rivières (pour ceux hors du Québec, c’est une ville historique magnifique et francophone) pour six mois, mon français a stagné. De plus, si l’immersion seule me permettait d’apprendre une langue, je serais bilingue en anglais et en espagnol en arrivant au Québec en 2020. J’ai vécu au Texas pendant 32 ans sans apprendre l’espagnol. Ma mère m’a informée que je parlais espagnol avec ma gardienne quand j’étais un bébé. Depuis, nada. (À part quelques mots que les anglophones utilisent couramment au Texas.

    Peut-être que l’immersion marche mieux pour d’autres? Est-ce parce que les personnes neurotypiques sont motivées à se connecter avec les autres et papoter alors que les personnes autistes ont des intérêts limités?

    Le début des défis

    J’ai seulement vraiment commencé à progresser en français quand j’ai commencé les cours offerts par le gouvernement. (Quel choc de culture à apprendre que des cours conçus et financés par le gouvernement seraient efficaces! Je développerai sur ce sujet plus tard.) Au début, j’ai commencé par 12 heures par semaine. Presque toutes les semaines, j’ai eu des moments de surprise où une chose incompréhensible devenait claire. C’était addictif, alors je suis passée aux cours de vingt à trente heures par semaine. J’ai finalement perdu un niveau dans le transfert, car ma nouvelle école m’a placé dans une classe appropriée basée sur une entrevue plutôt que sur mes cours précédents.

    La perte et la répétition d’un niveau m’a amené à faire beaucoup de spéculation. Dans ma deuxième classe de 12 heures, qui étaient de niveau 3, j’ai réalisé que ce que je comprenais le moins c’était la compréhension orale. Quand j’ai passé mes tests finaux pour le niveau trois, j’ai coulé mon exercice de compréhension orale, mais j’ai eu la deuxième plus haute note de la classe en compréhension écrite. (La personne avec la meilleure note a passé sa jeunesse dans des classes d’immersion française.) Évidemment, ce n’était pas mon vocabulaire la cause de mon échec. J’ai aussi réalisé que mes pairs pouvaient mieux comprendre le français parlé que moi quand les employés de centre d’apprentissage nous parlaient.

    S’améliorer prend de l’effort

    Alors que je ne comprends toujours pas comment cela s’est passé, je sais que la solution est de pratiquer l’écoute. Un ami m’a donné une antenne de télévision digitale pour la cause, et j’ai commencé à écouter la chaîne de télévision gratuite à Montréal 10 heures par jour. Il n’y a plus beaucoup de chaînes gratuites à la télévision de nos jours, mais je prends ce que je peux avoir. Je ne comprends toujours pas la communication plus complexe, comme les scénarios dans The Bold and the Beautiful (et peut-être que cela ne m’intéresse pas plus), mais j’ai rattrapé mes pairs dans mes classes de vingt heures semaines. J’ai parlé à mes collègues de classe pour leur demander s’ils faisaient des choses similaires, et il semble que ce n’est pas le cas. Ils sont capables de continuer à apprendre de manière plus nonchalante.

    Mon français parlé est significativement plus décousu que le reste de ma classe, et je n’ai pas encore trouvé de solution pour cela. Pourtant, je continue à être plus forte que mes pairs dans les tests et exercices écrits. J’ai été la plus forte de ma classe dans un test de conjugaison. J’imagine que des forces et faiblesses si marquées font partie de la neurologie autistique.

    Accommodations

    Si je pouvais réécrire le cours pour que ce soit plus inclusif pour la neurodiversité, je prendrais une approche Montessori. Cela permettrait à tout le monde d’apprendre des choses selon leurs intérêts plutôt que d’avoir un curriculum strict. Personnellement, une fois que je suis capable de tenir une conversation et que j’apprends les choses qui m’intéressent, j’imagine que je serais aussi intéressée à apprendre les compliments et la météo. L’avantage de cet ordre, c’est que je pourrais apprendre ces sujets non intéressants plus rapidement que si je commençais avec ceux-ci.

    J’ai aussi demandé à mon enseignante d’inclure plus de travail écrit quand on apprenait les éléments idiomatiques, comme les articles et les partitifs, mais c’était un ajustement facile pour la classe. Les personnes autistes tendent à apprendre de manière visuelle comme moi, alors cet ajustement pourrait aider d’autres personnes autistes. Mais comme je l’ai dis plus tôt, il y a beaucoup de variation dans la population autiste. Cet accommodement pourrait tout aussi bien être prohibitif pour certains. Une approche Montessori permettrait la flexibilité nécessaire pour s’adapter aux différences.

    Avant le Québec

    Je parle des problèmes que j’ai rencontré dans mes cours de français, mais il y a aussi de grands problèmes que ces cours ont évités.

    Ce n’est pas la première fois que j’essaye d’apprendre le français. Alors que j’étais encore une enfant, ma famille m’a placée dans une école de préparation au collège en cinquième année, ce qui était plus ou moins 4 ans trop tôt pour le curriculum texan. La manière dont le français m’y était appris était, malheureusement, très inefficace. C’était plusieurs longues semaines de mémorisation répétitive. On ne nous y apprenait pas, par exemple, les conjugaisons. À l’inverse, mes cours au Québec sont dans un français lent, simple et répétitif. Ainsi, je suis exposée aux conjugaisons de verbe et je les acquiert de manière naturelle.

    Additionnellement, dans mes premières classes, mes pairs réussissaient à comprendre les tests de compréhension orale. L’enseignante n’a jamais compris pourquoi ces tests me faisaient pleurer. À ce jour, je ne comprends toujours pas comment les autres pouvaient le faire, c’était simplement trop difficile.

    J’ai peiné durant mes cours de français avant de couler mon français 3 par 1 point, à 69%. Tu as seulement besoin de deux crédits de langue au Texas pour remplir les conditions de graduation, alors j’ai changé d’école et je n’ai pas eu à reprendre la classe.

    À cause de cette expérience décourageante, je pensais que c’était fondamentalement impossible pour moi d’apprendre une nouvelle langue. Cela m’a pris beaucoup d’encouragements pour que je commence à même considérer que c’était possible pour moi d’essayer. Une amie m’a expliquée qu’évidemment ma neurodiversité avait un impact sur ma capacité d’apprentissage, mais que la structure des cours que j’ai reçu durant ma jeunesse n’était pas naturelle non plus. Les enfants à bas-âge n’apprennent pas une nouvelle langue par cœur, mais naturellement à travers l’exposition.

    Nos besoin

    Au Québec, les cours de français te font apprendre les verbes communs par répétition plutôt que l’étude. Car ces cours sont créés avec la neuroscience de l’apprentissage du langage, ils sont naturellement plus accessibles aux individus neuro-divergents. J’espère que les autres cours de langue vont suivre ceci et que les cours au Québec ne changeront pas.

    Il faut que l’on continue à avoir accès à des cours qui répondent à nos besoins. Cette pression sur les personnes autistes à besoins de témoins, de personnes qui peuvent nous aider à apporter de l’attention à nos besoins et nos réalités. Le gouvernement du Québec a déjà promis une expansion des cours de francisation. J’implore que le gouvernement offre soit des classes de francisation de plus en plus adaptées à des personnes neuro-typiques, soit des classes spécialisées pour les personnes neuro-typiques qui souhaitent ou qui doivent apprendre le français. Il est important que l’on soit vocal sur toutes les plateformes pour exprimer ce besoin.

    Si tu es autiste, tu peux aider en ajoutant au contenu existant sur l’apprentissage de nouvelles langues par les personnes autistes. Une idée est d’identifier une tâche que tu aimerais faire dans une autre langue, l’apprendre, et ensuite partager comment tu as réussi à apprendre de nouvelles langues. Quels obstacles as-tu eu? Qu’est-ce qui a marché? On a besoin de le découvrir.

    Ceci dit, je suis reconnaissante que les classes de français offertes par le gouvernement soient bien conçues. Cela les rends plus accessibles pour tous. D’un autre côté, les choses sont très différentes pour les personnes autistes. Nous avons besoin de plus de recherche et d’assistance à ce sujet. Il y a beaucoup de pression sur les immigrants, et surtout les enfants plus âgés des immigrants, d’apprendre la langue de leur pays d’adoption.

    Finalement, j’espère que je n’ai pas trop parlé de moi-même dans cette discussion sur l’apprentissage du langage et l’autisme. Il y a beaucoup de sujets importants qui sont négligés par mes expériences personnelles, mais j’espère que cet article sera le point de départ pour une discussion plus importante.

  • My Diagnosis Story

    My Diagnosis Story

    My Diagnosis Story

    • 30 juin 2022
    • 3 min de lecture

    Hi, I’m Sara and I’m a 38 year old autistic woman.

    In 2016 or 2017 I reconnected with an old friend from CEGEP on Facebook. This friend regularly shared content about neurodiversity, autism and ADHD because they had just been diagnosed autistic themselves. As I had been diagnosed with ADHD in 2013 and already had an interest in neurodiversity since my first diagnosis, I read a lot of those posts and found them interesting. Then I started following the same neurodiversity and autism pages that those posts were shared from (most notably one page called Vellum and Vinyl).

    I spent a few years reading about those topics and joined a few autistic Facebook groups (where self-diagnosis is widely regarded as valid!) and learned how much overlap there is in traits between autism and ADHD. I also had a coach who was autistic as well who I clicked with better than anyone else before, and I found a list of autistic traits in women that I identified with by 90%. So in 2018 I decided I wanted to get an assessment, and fortunately the neuropsychologist who had assessed my friend was local and also familiar with how autism presents in adult women. I was very grateful as professionals who are familiar with how autism presents in adults, and especially in women, are few and far between.

    It cost a lot of money (1k+) so I had to wait till I got my income tax return in March of 2019 to be able to call the Montreal Neuropsychology Center and request an appointment with Dr. Tamara Soles. I waited till September and finally saw her, I liked her a lot and the appointment went well and I got my diagnosis verbally on the spot (and in writing later). I cried from relief, knowing that I’m not a broken neurotypical, I’m a perfectly good autistic, and that I have a community of people I can call my own 😃

    It took a while for it to sink in, I remember thinking « wow I’m really autistic! ». Many adult discovered autistics grieve about not having known sooner when they received their diagnoses. For whatever reason I didn’t go through that grieving period, I was just like « ok great what now? » The « what now » for me turned out to be being able to be a lot more self-compassionate now that I knew I shouldn’t expect to be able to do things the same way as neurotypicals, or even do the same things at all. It was very validating to know why I had struggled so much in school, that I wasn’t stupid or lazy. The education system and academia in general is not built for neurodivergent minds and is very inaccessible to many of us for that reason.

    Knowing my brain was different from those that society had been built around went a long way towards unlearning a lot of the internalized ableism I had. I no longer expected myself to be able to perform to the same level as others or on the same timeline as others. My brain isn’t built for high-stress, fast-paced environments, the exact ones that I had been thrust into my whole life, especially in restaurants where I worked after cooking school. This caused me two burnouts. But now I know it’s not my fault, I was simply in environments that weren’t suited for me. Thankfully I’ve found a wonderful neurodiversity-affirming, trauma-informed support network and neurodivergent community that is helping me find the right environment and resources for me. This has led me to learn a lot over the past 10 years about neurodiversity, the pathology paradigm and trauma healing, all of which I am hoping to write about in future blog posts.

    This post also appears on the A Montreal Autistic Blog

  • The Times of COVID in Montreal: An ASD Perspective

    The Times of COVID in Montreal: An ASD Perspective

    The Times of COVID in Montreal:
    An ASD Perspective

    • 1 avr. 2022
    • 4 min de lecture

    Dernière mise à jour : 10 mars 2024

    By Éric Caissie

    When I first heard about the corona virus it was in late January 2020. I didn’t think it would become a worldwide health crisis though. Going through all the different opinions and concerns of people online and offline was pretty worrisome and a bit scary. For a person who likes to obey the rules and tries to be part of the solution and not the problem like me, living in downtown Montreal is not that easy.

    When people started to react and go crazy with shopping, like pretty much everyone else we jumped on that train and got some reserves in case of emergency. Now I feel I have enough toilet paper to last me forever, I have some in my car, at my parent’s place and in my apartment. Because I live in a 3-1/2, I don’t have that much space and our fridge is like a ¾ size one, so it’s a bit hard to keep frozen and refrigerated foods. But we did it and we stacked up on non-perishable and cleaning supplies.

    With the news being not that specific when COVID was beginning to spread, saying wear a mask, don’t wear a mask, businesses are closing, etc. It is hard to have confidence in whoever is giving advice. Like anybody, I have my own belief and opinions, but I think if everyone follows the rules it would go a lot faster.

    Self-containment wasn’t that hard as I lost my employment in mid-January and didn’t have to go to work. Although, since so many businesses are closed, trying to network and find a job is pretty hard right now. Especially since I’m trying to pivot my career into something I actually might enjoy. I spend most of my time looking online for opportunities, writing music, updating my website, and taking little courses on Udemy in creative arts and business to help me jump in this new tech world we’re in.

    Since I’m very busy with my hobbies and projects, my days fly by. I put in around 12 hours a day without seeing the time pass, then I eat and relax with a tv show. I can repeat this for a long time without feeling the need to go out. I know it’s not the best, but I’m working on it. I wish the gyms were open as I’m in need of some good exercise.

    On weekends I like to go to my parent’s place on the south shore. We use their backyard to see them while respecting the mandatory distances. We relax, enjoy the sun and make my dog Joey play and run.

    Living downtown Montreal, I see people walking all the time even when COVID was at its worst peak and city-wide restrictions were in place. It made me realise how many people are different from me and really have the need to get out, or maybe some people just don’t care. Parks were full, tickets and fines were handed out to people not obeying the rules. I can understand if someone doesn’t have hobbies or is not taking courses or not working, they can go a bit stir-crazy, I wouldn’t know what to do all day if I didn’t have my projects.

    I find that this is a perfect time to put everything on pause and reflect and learn something new, we don’t have that many chances in life to have that much time. Of course, I’m talking as a person who doesn’t have kids, I can’t imagine what someone must go through with kids in an apartment in the city.

    Now stores are opening bit by bit and measures are being taken to enforce people’s safety. The lineups in Montreal are getting very long and it’s hard to stay at 2 meters from everyone when there is so much construction. At this time, I think everyone is being careful, but only time can tell what’s going to happen.

    With self-confinement, the digital world got bigger, video chat apps such as FaceTime, Skype, Zoom, Google Hangout got a lot of attention and made everyone jump on the tech train and learn a few things at the same time. Some are working from home and are still on top of their game. I think a lot will change after the corona virus is over, the way we live and work.

    I go out to parks now, sit on the grass and relax with the fresh air. It’s a nice change since the beginning of social distancing where we were being discouraged to even go to parks.

    I feel that people on the spectrum think more about the consequences, it gives us more stress and makes us a bit more careful. I don’t like hospitals; I try to avoid them. In my 38 years, I had one blood test and I was alone with the nurse at a private clinic. I hate needles (even if I have tattoos, it’s not the same thing). It’s the pulling out something from my body that stresses me a lot. So, there’s chances that with Covid I might have to go to a hospital, and this is what I’m trying to avoid. With all the stories out there, some people were very sick, and some were not, it brings out a defence mechanism in me that I’d rather just stay away and be in control of my environment.

    I don’t particularly know what’s going on in other people’s head, or what their thoughts are, but sometimes I wish I could just care less and enjoy.

    It’s time to start going back out, being inside for a long period of time makes it easier for triggers to appear. Walks, healthy food and exercise is a good way to help stay in control. Step by step everything will get back to normal and “things will get better”.

  • Hear Me Think Out Loud

    Hear Me Think Out Loud

    Hear Me Think Out Loud

    • 1 avr. 2022
    • 1 min de lecture

    by Matthew McGrath

    Waiting, amid the jealousy. 

    Loads of watery tears!

    Wanting and yearning for normalcy.

    Keeping a wound for years.

    Maladaptive truancy, lapses as time goes by, 

    And losing patience wavers me and calms my angry sigh.

    I understand sadness as it permeates my soul!

    Taking away my potency and never leaving me whole.

    Masking my feelings of worthlessness leaves me alone, full of regret,

    Feeding my insecurities, taking time to forget.

    ‘Twas the ignorance of well-meaning people who started this charade!

    That speaking words equals intelligence and fear led their parade.

    Autistics who don’t talk have plenty of words to say.

    I know as I am nonspeaking and wrote this here today.

    Longing to say to hurtful looks, that I am not a freak!

    Painful to many of us; forward and bleak.

    Look at us, as love leaves lasting memories.

    Love creates presence in awesome trajectories.

    May people who don’t speak, learn to pursue answers, leaving the toll behind.

    Making the leap into kindness, promoting inclusion for humankind.

    That includes all of us, you and me.

    Making the trip on this loving journey worry free.

    The reward is already here, taking fearlessness into our hands.

    Preparing for a life worth living; being proud and taking a stand!

    Good times are ahead and the world is ready to see,

    That nonspeaking autistics, speak their minds differently.

    My name is Matthew McGrath and I am a non speaking autistic. I use a letter board to communicate. I am 18 years old and I live in Quebec. Advocating for the rights of non speaking autistics is my main focus. Making a difference in the lives of non speaking autistics leaves me always pushing forward. I am longing to lose the stigma that we are not competent and intelligent people. 

  • Taking Care of My Students, Taking Care of Me: A Teacher in COVID Time

    Taking Care of My Students, Taking Care of Me: A Teacher in COVID Time

    Taking Care of My Students, Taking Care of Me: A Teacher in COVID Time

    • 1 avr. 2022
    • 2 min de lecture

    A text by Michele Matthews

    Autism Advocate, Aunt, Teacher

    I was packing my instruments after my last Music Class on March 12 when the secretary came in my room to ask if I had travelled out of the country during March Break. I had, to Punta Cana. It was my first all inclusive vacation ever, but that’s another story! A few minutes later, all school staff were told not to come in the next day. I was kind of excited to get another (what I thought would be) short vacation right after returning from vacation. None of us realized what would come next.

    By Monday, everyone but essential workers was in confinement. Everything had changed in a couple of days. It was a bit scary; no one really knew what was happening or what would happen. We thought we would be returning to school by the end of March, but that soon turned into April and then May and we were still at home.

    Now things were getting a little stressful. As someone who has difficulty with anxiety and depression, I knew I needed a schedule and routine otherwise things might get hard for me. I live alone, so I had no one to take care of. All my students whom I normally support all day were no longer around. I made more of an effort to take care of me. I went on walks a couple of times a day. It was a great way to get fresh air, exercise, listen to music and build that regular routine that was so necessary. I read a lot more, cleaned a lot more and cooked a lot more. Things were good.

    When remote learning began, it was a new stressor. It was great to connect with the students again through Zoom and FaceTime, but once I connected with them, I also connected with their families. I heard from parents who were struggling with having their autistic child home all the time. Some children didn’t understand and were extremely anxious that their routines had been disrupted. Some parents were overwhelmed with their special needs child and their other children at home trying to home school them and take care of them all at the same time. They had no reprieve. I started to feel their stress and wanted to take care of my students. I wanted to be safe and take care of me as well. Very slowly, I decided I needed to make my bubble a tiny bit bigger. In order to take care of me, I realized I had to take care of my students and their families. It was all intertwined.

    It’s almost August and there are still many unknowns with regard to ‘Back To School’ in September. Whatever happens, I know I will be here to support my students and their families, because ultimately, that’s the way I take care of me. We will stay safe and healthy, and we’ll all take care of each other. It’s all going to be alright.

    Michele Matthews

    Autism Advocate, Aunt, Teacher

    * All pictures have received use permissions