Comment je garde ma politico-anxiété in check
Par Wevito
Comment je garde ma politico-anxiété in check
Étant autiste, y’a plein de choses qui m’angoissent. L’éco-anxiété touche plusieurs d’entre nous. L’anxiété sociale aussi. Ces jours-ci, mes chats me causent de l’anxiété! Ça vient de partout et là où on s’y en attend le moins.
Et maintenant aussi, de plus en plus depuis le retour à la maison blanche de Donald Trump, on entend parler d’anxiété politique… J’en souffre aussi. Ben sûr, le climat d’incertitude et d’imprévisibilité qu’il fait régner aux États-Unis et sur le Canada, est une excellente source d’anxiété. Autisme, incertitude et imprévisibilité : ça fait pas bon ménage, en tout cas, pas pour moi.
Je souffre donc de politico-anxiété. Comment je gère?
Je pense qu’on a un choix. C’est mon opinion très personnelle. Je choisis d’avoir le choix. Le choix de focusser des lueurs d’espoir qui me font du bien plutôt que de me nourrir d’incertitude et d’imprévisibilité.
Je m’explique.
Comme personne, et comme autiste, on a dix milles façons d’être affectés par les décisions de Trump. La nomination officielle de Robert F. Kennedy Jr comme secrétaire à la Santé, pourrait faire reculer les avancées sur l’autisme d’un demi-siècle, relayant cette condition au titre de maladie ou d’handicape plutôt que d’une différence qui apporte du positif à une société. C’est mon interprétation. Personnellement, moi, ça vient me chercher les trippes. Ou encore, ce cher Elon Musk qui donne mauvaise presse à notre cause… partez-moi pas là-dessus! Vaut mieux en rire, et c’est ce que j’essaie de faire.
On pourrait en ajouter à la liste jusqu’à demain matin. C’est facile. Il pleut des exemples, à chaque jour, à la télé, dans la presse, dans les médias sociaux. Take your pick.
Mais y’a aussi autre chose, qu’on oublie, d’où le choix que je choisis de faire.
Y’a aussi des histoires, des nouvelles tellement inspirantes. Ma lueur est liée à mon intérêt spécifique.
J’ai un bacc en biologie. Bien sur, dans mes intérêts spécifiques, tout ce qui à trait aux animaux, j’embarque. Les mammifères marins viennent en tête de liste, mais vraiment, n’importe quoi. Oui, même les insectes… mais pas les araignées, y’a des limites quand même (!). En voyage, je recherche les zones fauniques, les refuges, les safaris photo. À la télé, j’adore les documentaires animaliers et les comptes-rendus de voyages. Sur Internet, je cherche les reportages photo ou récits de vacances que M. et Mme ToutLeMonde écrivent. J’adore. Mon intérêt spécifique quoi!
En voici un exemple qui m’a nourrit.
J’ai écouté une série sur Disney Channel avec grand intérêt, Alaska Animal Rescue. On y suit la vie des personnes qui travaillent (que dis-je, qui dédient leur vie) dans trois refuges en Alaska : un pour les oiseaux, le Alaska Raptor Centre, à Sitka, un pour les animaux marins, le Alaska SeaLife Centre à Seward et le dernier pour les mammifères terrestres, le Alaska Wildlife Conservation Center près de Anchorage.
Où je veux en venir?
J’ai trouvé les histoires racontées dans ce documentaire tellement touchantes et inspirantes, comme « une communauté travaille ensemble pour sauver une loutre de mer » ou bien « tout le village vient assister au départ de George, l’aigle à tête blanche qui a été réhabilité après avoir été pris dans des fils électriques ». Histoires inspirantes. Une communauté qui se soutient. Qui travaille ensemble dans un but comment. Positif. Du bonbon pour mon âme.

La beauté de la chose est qu’il y’a un presqu’un an, j’ai eu la chance de visiter l’Alaska et j’ai aussi visité ces trois centres. J’en parle dans mon blog de voyage, si ça vous intéresse d’aller lire ce que j’y ai écrit :
- Alaska Raptor Centre, à Sitka : https://embtjk.blog/2024/05/14/sitka-au-naturel-oui-ya-plu-en-masse/
- Alaska SeaLife Centre à Seward : https://embtjk.blog/2024/05/17/fin-de-la-croisiere-sealife-centre-et-train-de-seward-vers-anchorage/
Le centre était d’ailleurs « sensory friendly », parfait pour les personnes autistes.
- Alaska Wildlife Conservation Center près de Anchorage : https://embtjk.blog/2024/05/26/__trashed-4/
Ça a été pour moi un anti-dépresseur naturel sur les stéroïdes. J’ai trouvé ce qui me fait du bien, et je choisis de mettre mon focus là-dessus.
À l’automne, j’ai visité deux réserves fauniques sur la côte ouest de la Floride, le “Ding” Darling Wildlife sur l’ile de Sanibel en face de Fort Myers et le Six Mile Cypress Slough Preserve à Fort Myers à l’automne dernier. Du travail magnifique pour garder à l’état naturel ces petits coins de paradis.
- “Ding” Darling wildlife : https://embtjk.blog/2024/11/26/j12-ding-darling-wildlife-drive/
- Six Mile Cypress Slough Preserve : https://embtjk.blog/2024/11/27/j13-tout-ce-qui-nous-reste-a-voir-on-le-fait-aujourdhui/
Y’a du monde qui fait du bien dans l’monde. Faut pas l’oublier. Même si y’a d’autre monde qui ont le pouvoir de tout gâcher, je choisis de voir la lueur de façon très concrète. Ouais, je sais, ça fait ésotérique, mais ça garde ma politico-anxiété in check pour le moment. Et pour moi, ça marche.
J’ai encore des projets de voyage. Et les refuges, zones protégées, parcs nationaux, etc. sont toujours sur ma liste d’endroits à visiter, peut importe où je vais. Je lis beaucoup sur le Galapagos ces temps ci. Sur l’Antarctique aussi. Je suis très attirée par les endroits sauvages. Je retourne prochainement visiter la Norvège, la France, l’Espagne et la Jamaïque. Quant à l’Islande, le Groenland, le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Guatemala et bien d’autre, c’est aussi prévu dans les prochains mois.

