Auteur : adminWP

  • Principaux enjeux

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    *Âge d’apparition

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    la roue qui tourne : Inertie – Psycho-rigide – peur des imprévus
    Niveaux d’énergie que ça exige de subir et de masquer
    Emprise mentale perpétuelle, stims, vers d’oreille, FFF, temps utile VS subir, 
    Phénomènes autistiques
    Voir les détails avant l’ensemble, utile mais tellement plus long et exigeant
    FFF ( Combattre, Fuir, Figer)

    Feeling d’être un extra-terrestre
    mais devoir masquer comme un acteur professionnel.

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Mon expérience

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    *Âge d’apparition

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Mon cas, résumé, et comment ça résonne maintenant avec un diagnostic TSA + TDAH
    Ma perception adulte, sans le préjugé, avec du recul
    Mon TDAH signe des chèques que mon autisme ne peut pas encaisser, id. trouble bipolaire et d’autre comorbidités
    Comment j’ai foncé dans mes difficultés sans m’en rendre compte pour en faire des forces (karaté, patinage artistique, art oratoire, théâtre, être professeur polyglotte à 10 ans, phobie des ballons et intérêt spécifiques multiples, facilité d’imitation et de synthèse VS incapacités et intertie, burn-out, horaire atypiques, insomnie omniprésente
    Rigidité et volonté de la défaire par moi-même, amenez-moi à croire que c’est bénéfique
    Quantité d’informations nécessaire au traitement conscient de l’information est immense mais utile
    Difficulté à comprendre mon orientation à cause du stéréotype qui me visait et fluidité de mon genre
    Résoudre le problème des émotions par la raison

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    mais devoir masquer comme un acteur professionnel.

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    Le diagnostic actuellement
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  • Outils et solutions

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    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

     Revenir dans la réalité – stims, 5 sens, Loop physique, la fameuse pleine conscience
    Théorie des cuillères
    Les Imprévus prévisibles
    Routines
    Double empathie

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  • « Traitements » et thérapies

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    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Social- Thérapie Cognitivo-comportementale et la double empathie
    Fonctionnel- L’iconographie (plus jeune)

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  • Un grand décalage

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    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Décalage avec la réalité des neurotypiques au quotidien – hyperexistentialisme, hyperconscience, hypersensibilité, hyperempathie, hyperlucidité, absolutisme… ça mène à de grande choses et de grands impacts (Voyants, shamans, auteurs, réalisateurs, concepteurs, programmeurs, inventeurs ( Greta Thunberg, Einstein, De Vinci, Michaelange, Zuckerberg etc.)
    L’histoire grandement été influencée par la neurodivergence à cause de ce décalage
     « Coming-out » autiste, famille, professionnel souvent avec d’autres CO, on devient une bebitte

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  • Particularités dues aux comorbidités

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    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Innombrables particularités dues aux comorbidités :
    Cerveau numérique ou visuel = extrême, et double!
    Synesthésies, , douleurs, hypo-hyper variables intéro-proprio, santé mentale difficile à analyser, confusion et incrédulité.

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  • Phénomènes autistiques

    Socialisation interaction et communication

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    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

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    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Phénomènes spécifiques :
    Shutdown – Fermeture
    Meltdown – Effondrement
    Burnout autistique – Épuisement

    FFF

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  • Lexique-3

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    Phénomènes spécifiques :
    Shutdown – Fermeture
    Meltdown – Effondrement
    Burnout autistique – Épuisement

    FFF

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  • Lexique-2

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
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    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

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    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    AuDHD – Bataille entre les 2 types de neurodivergence mais cocktail efficace pour avoir des intérêts multiples
    Comorbidité – Prévalence presque automatique, autiste aura presque assurément autre chose à gérer
    Neurotypique-atypique-divergent-diversité

    Traits autistiques
    Écholalie
    Fonctions exécutives – c’est surtout là qu’on prend une débarque dans la vie de tous les jours.
    Hyperfocus – souvent associé aux intérêts spécifiques
    Intérêts spécifiques – Souvent 1 primordial et AuDHD plusieurs au fil de la vie.
    Prosodie – ton, intonations, volume, mauvais accents toniques
    Rigidité

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  • Lexique-1

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    *Âge d’apparition

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Comment on appelle un personne autiste : on ne l’appelle pas, on le texte pour lui demander quand on peut l’appeler!
    Principaux à aborder, le reste peut être sollicité si les gens demandent des explications plus précises en voyant les termes pendant la présentation :
    TSPT-Complexe
    TOC et routine; ne pas confondre. Conséquences catastrophique vs Catastrophes réelles et immédiates FFF
    Asperger et sa disparition
    Hiérarchie inutile dans le spectre
    Préfère séparer entre les niveaux de masquage ou l’aisance à communiquer quand c’est possible
    Réalité variable dans le temps
    Frontières et similarités entre le TDA-H et le TSA

    Feeling d’être un extra-terrestre
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    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
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  • Lexique

    Le lexique

    Conditions souvent présentes avec le TSA

    Telles que présentées dans les diagrammes de venn du Dr Neff. Je vous invite à visiter la page “ADHD Misdiagnosis Monday Series” sur Neurodivergent insights de Dr. Neff. Elle a créé des diagrammes de venn pour illustrer les symptômes commun entre plusieurs conditions 

    Conditions

    Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH): Le TDAH est un trouble qui rend difficile pour certaines personnes de se concentrer, de rester calmes, ou de contrôler leurs gestes et paroles. Débute souvent à l’enfance.Il existe trois formes:1) Inattentif: difficulté à rester concentré ou à finir ses tâches (TDAH-I); 2) Hyperactivité: bouge et parle beaucoup, ou agit sans réfléchir (TDAH-H); et 3) Combiné: un mélange des deux (TDAH-C). 

    • Le TDAH et le TSA s’accompagnent souvent et sont souvent confondus. Ils ont plusieurs symptômes en commun, dont les intérêts spécifiques et les sensibilités sensorielles. 

    Anxiété: Une inquiétude excessive, persistante et difficile à contrôler concernant divers aspects de la vie quotidienne. S’accompagne souvent de symptômes physiques: tension musculaire, agitation, et fatigue. 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: problèmes de sommeil

    Bipolaire: Un trouble de l’humeur caractérisé par des périodes alternées de manie (humeur élevée ou irritable) et de dépression (tristesse, perte d’intérêt, fatigue). Il existe plusieurs types, les plus courants étant le type I (au moins un épisode maniaque) et le type II (épisodes dépressifs majeurs et épisodes hypomaniaques). 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: difficulté avec la transition entre les tâches

    Dépression: Un trouble de l’humeur marqué par une tristesse intense, une perte d’intérêt pour les activités, une fatigue, des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse de concentration, et parfois des pensées suicidaires, présents presque tous les jours. 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: risque de toxicomanie

    Syndrome de Gilles de la Tourette: Un trouble neurologique débutant dans l’enfance, caractérisé par des tics moteurs et vocaux (mouvements ou sons involontaires) qui surviennent de manière répétée et prolongée. Ces tics varient en intensité et peuvent être exacerbés par le stress. 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: risque d’anxiété et de TOC

    Trouble de la personnalité limite (ou borderline): Un trouble de la personnalité (groupe B) marqué par une instabilité émotionnelle, des relations intenses et instables, une image de soi fluctuante, et des comportements impulsifs (parfois auto-destructeurs). 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: risque de troubles alimentaires

    Trouble de stress post-traumatique (TSPT): Se développe après l’exposition à un événement traumatique qui entraîne des symptômes comme des flashbacks. Il existe une seconde forme, soit le TSPT complexe (TSPT-C) qui est causée par des traumatismes répétés ou prolongés, souvent dans des contextes familiaux ou interpersonnels. 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: Régulation émotionnelle difficile

    Trouble d’opposition: Un trouble du comportement caractérisé par des comportements colériques et défiants envers les figures d’autorité. Les symptômes incluent des accès de colère fréquents, des disputes, un refus d’obéir aux règles et la tendance à blâmer les autres, entraînant des difficultés significatives. Dr Neff ajoute que ce diagnostic est souvent utilisé comme un fourre-tout qui ne prend pas en compte le “pourquoi” derrière ces comportements. Par exemple, les crises de colère sont fréquentes chez les enfants déprimés. 

    • Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: Meltdown (voir plus bas pour la définition)

    Trouble obsessif-compulsif (TOC): Caractérisé par des obsessions (pensées, images ou impulsions répétitives et envahissantes) et/ou des compulsions (comportements répétitifs ou actes mentaux que la personne se sent obligée de faire pour réduire l’anxiété ou prévenir un événement redouté).

    Un symptôme commun avec le TSA et le TDAH: Difficultés avec les fonctions exécutives.

    Autres termes et conditions

    Autres conditions

    Anorexie: Un trouble de l’alimentation où la personne restreint fortement son alimentation,a une peur intense de prendre du poids, et une image corporelle déformée, menant souvent à un poids dangereusement bas. 

    Asperger: Une forme d’autisme sans déficit intellectuel ni retard de langage, autrefois un diagnostic distinct du TSA. Aussi appelé aspie. Le terme tend à ne plus être utilisé pour diverses raisons.

    AuDHD: Comorbidité autiste et TDAH (c’est comme avoir un chien et un chat dans son cerveau).

    Cocktail neurologique: Une expression qui signifie l’ensemble de tes comorbidités neurologiques. 

    Comorbidité: La présence simultanée de deux ou plusieurs affections ou troubles chez une même personne.

    DSM-5: Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et troubles psychiatriques

    Neurotypique: Ceux dont le fonctionnement cérébral se situe dans les limites de la norme.

    Neuroatypique (ou neurodivergent): Ceux dont le fonctionnement cérébral s’écarte de la norme.

    Neurodiversité: Ensemble des différents fonctionnements neurologiques et traits comportementaux qui font partie de l’espèce humaine.
    Référence: vitrine linguisitque

    Problème gastro-intestinal: Les problèmes gastro-intestinaux sont fréquemment observés chez les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme (TSA), avec une fréquence plus élevée que dans la population générale. Les symptômes incluent la constipation, la diarrhée et les douleurs abdominales. 
    Références: aide canada, national library of medicine

    Théorie des cuillères: métaphore popularisée par Christine Miserandino pour illustrer la gestion de l’énergie physique et/ou mentale par rapport aux activités quotidiennes. 
    Références: bien être autiste

    Traumatisme psychique: Ensemble de perturbations psychiques ou psychosomatiques causées par un choc psychique généralement violent, et se manifestant notamment par de l’angoisse, de la confusion et des problèmes touchant l’expression, l’alimentation et le sommeil.
    Références: vitrine linguistique

    Traits autistiques 

    Traits autistiques

    Déficience intellectuelle (DI): Une condition neurodéveloppementale qui peut accompagner le TSA et qui est défini par un fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne, associé à des limitations dans le comportement adaptatif, affectant des domaines comme la communication, les habiletés sociales et l’autonomie. 
    Référence: cenop

    Douance: Peut aussi accompagner le TSA. Caractérisée par un haut potentiel intellectuel, une intensité importante et une grande créativité. La douance peut se manifester dans un ou plusieurs domaines tels qu’artistique, intellectuel, académique, leadership et autres. 
    Référence: aq douance

    Écholalie: La répétition automatique de sons, de mots ou de phrases entendus que ce soit par une autre personne, dans un contexte médiatique ou par les électroménagers. 
    Référence: autisme 123

    Évitement pathologique des demandes (PDA): Difficulté à effectuer une action lorsqu’elle est demandée ou attendue.  
    Référence: aide canada

    Fonctions exécutives: Ensemble de processus cognitifs qui permettent de planifier, organiser, réguler et contrôler nos pensées et actions. Manifestation: difficulté à freiner les comportements impulsifs ou inappropriés, rester concentré et ignorer les stimulis non pertinents, gestion du temps. 
    Référence: comprendre l’autisme

    Hyperfocus: Des périodes d’intense concentration sur quelque chose qui les intéresse oü tout le reste disparaît, à l’exception de la tâche sur laquelle on se concentre (voir intérêts spécifiques ci-dessous). 
    Référence: autistica

    Intérêts spécifiques: Ils peuvent être très utiles pour les personnes autistes, en leur offrant une façon de se concentrer et de se détendre, ainsi que de connecter avec le monde qui les entoure. Présent chez 90% des autistes et un élément clé selon le DSM-5. La différence entre les intérêts spécifiques et les passions est que les intérêts spécifiques peuvent des fois nuire au fonctionnement et devenir envahissants. 
    Référence: autisme 123

    Prosodie : Ensemble des caractéristiques orales d’une expression verbale d’une personne, qui se manifeste par la musicalité de sa voix et de ses énoncés, et qui rend les émotions et les intentions plus compréhensibles à ses interlocuteurs. Dans le cas de personnes ayant un TSA, il s’agit d’un débit de parole, un niveau sonore vocal et d’une hauteur de voix inhabituels. 
    Référence: wikipedia

    Rigidité: Insistance sur la similitude ou adhésion inflexible aux routines et rituels. Peut être non fonctionnels. Lié au fonctionnement alternatif des fonctions exécutives. Par exemple, prendre le même chemin chaque jour. 

    Routines et rituels: Une partie importante de la vie de la plupart des autistes qui sert à réduire l’anxiété, prévoir ce qui va se passer, structurer la journée et fournir un sentiment de sécurité. 
    Référence: autisme 123

    Triade autistique : Les trois principaux critères de diagnostic de l’autisme (selon la CIM-10Classification Internationale des Maladies 10e édition) :

    1. Altération des interactions sociales réciproques :
      1. Se manifeste par :
        1. La difficulté à établir des relations sociales
        2. La difficulté à identifier et à comprendre les indices sociaux, notamment à travers le non verbal
        3. La difficulté à percevoir les règles sociales implicites
        4. La difficulté à interpréter les informations dans un contexte social
    2. Altération de la communication
      1. Se caractérise par :
        1. La différence dans la façon de parler (prosodie caractéristique)
        2. La difficulté à initier une conversation ou à en poursuivre une en cours
        3. Rigidité du langage (écholalie, vocabulaire restreint, …)
    3. Intérêts restreints et comportements stéréotypés
      1. Se manifeste par :
        1. Des intérêts spécifiques (champs d’intérêts restreints autour de sujets particuliers)
        2. Des rituels et routines
        3. Des comportements répétitifs et stéréotypés (auto-stimulation)
        4. De la difficulté à s’autoréguler

    Référence: neuroatypie.fr

    Les burnouts (phénomènes spécifiques)

    Types de burnouts

    Référence: national library of medicine

    Burnout (Épuisement): Décrit comme une source distincte d’épuisement grave et chronique. Les autistes ont souligné que les causes de cet épuisement sévère sont uniquement autistiques, telles que le « masquage » – le besoin constant d’afficher des comportements appropriés pour accomplir les tâches quotidiennes. Ils ont expliqué que cet épuisement professionnel se traduit souvent par un épuisement des compétences et une intolérance à divers stimuli.

    Meltdown (Effondrement): Un phénomène aux expressions variées par lequel les autistes se sentent entièrement dépassés, accompagnés d’un manque de contrôle et d’un stress cumulatif. Les meltdown suscitent des réactions d’anxiété extérieure et de débordement d’énergie. Certains facteurs qui contribuent à un meltdown comprennent, mais sans s’y limiter : les exigences sociales, la frustration, l’embarras, les problèmes de communication, les déclencheurs émotionnels et les stimuli sensoriels aversifs accablants

    Shutdown (Fermeture): Bien que similaires aux meltdowns, les shutdowns se présentent comme des expériences plus internes, où l’individu se retire de son environnement et s’accompagne de douleur émotionnelle. Le degré auquel on peut fonctionner pendant un shutdown varie de léger (par exemple, être capable de se promener et de parler) à sévère (par exemple, se sentir détaché de ses membres et se mettre en position fœtale)

    Inertie: Un état mental prolongé d’être « coincé » entraînant l’incapacité physique de s’engager dans les activités que l’individu souhaite faire. Les personnes autistes décrivent l’expérience de l’inertie autistique comme variant en gravité, en durée et en taux de répétition, cependant, tous conviennent que lorsqu’elle se produit, elle a le potentiel d’être débilitante. 

    Procrastination: Souvent liée à l’inertie ou l’évitement des demandes. C’est plus qu’une simple difficulté à commencer une tâche. Elle est souvent liée à des difficultés cognitives, émotionnelles ou sensorielles, des difficultés avec les fonctions exécutives, à l’évitement des demandes ou de situations perçues comme difficiles ou stressantes. Par exemple, éviter de faire la vaisselle pour ne pas toucher à de la nourriture mouillée (solution: mettre des gants de vaisselle). Ce n’est pas de la paresse! 

    Les émotions et le système sensoriel

    Émotions

    Alexithymie: difficulté à ressentir, identifier, comprendre et exprimer ses émotions, ou parfois celles d’autrui. La roue des émotions fournit un visuel afin d’aider à identifier son émotion et communiquer ce qu’on ressent. 

    Sensation: C’est le traitement des informations recueillies par les organes sensoriels (ex: un morceau de bois touche votre peau). 
    Référence: aspie conseil

    Perception: C’est l’interprétation de ces informations sensorielles. En quelque sorte, on pourrait dire que c’est la prise en compte de la sensation. 
    Référence: aspie conseil

    Régulation: Capacité et stratégies utilisées pour gérer et contrôler ses émotions, sensations et comportements. Peut être difficile en raison des différences dans la façon dont le cerveau autiste traite les informations sensorielles, les émotions et les interactions sociales.  
    Références: autisme 123, aide canada

    Stimming (auto-stimulation ou comportements stéréotypés): Les stims, ou autostimulations, regroupent une vaste catégorie de comportements qui nous permettent de nous apaiser ou de nous concentrer. Ces comportements incluent, par exemple, le battement des mains (flapping), écouter une chanson en boucle, aligner des objets ou encore mâcher de la gomme. En bref, c’est quelque chose qui fait plaisir à faire. 
    Référence: autisme 123

    Surcharge sensorielle: Divers déclencheurs sollicitant le système nerveux créant une situation extrêmement pénible, suscitant de profonds sentiments de détresse et de dépassement. Peut avoir un impact significatif sur le quotidien. Identifier les déclencheurs permet de cultiver la sécurité sensorielle. 

    Hypersensibilité vs. hyposensibilité: Sensibilité excessive aux stimuli sensoriels vs. sensibilité réduite, voir insensibilité aux différents stimuli sensoriels. Les deux cas sont causés par une différence dans la manière que le cerveau autiste traite des informations sensorielles. Une personne peut avoir une combinaison de ces deux types dans ces 8 systèmes sensoriels (voir ci-dessous). Par exemple, une personne peut être hypersensibles aux lumières vives et hyposensibles aux différences de températures. 
    Références: autismeis hypo, autismeis hyper

    8 Système sensoriel

    Références: aidecanada, neurodivergent insights

    1. Auditif (ouïe) : apporte des informations sur les sons environnants
    • Hyporéactivité : Cogne des objets, crie au lieu de parler, fait tout le temps du bruit, veut toujours du bruit de fond.
    • Hyperréactivité : Évite des sons, n’aime pas les foules, sursaute à cause des bruits, difficultés d’attention, douleur due aux bruits forts.
    • Stratégie : casque antibruit, musique calme, sons pour en masquer d’autres, bouchons personnalisés.
    1. Visuel (vue) : apporte des informations visuelles
    • Hyporéactivité : difficulté à trouver des objets dans un environnement stimulant visuellement, fasciné par les jeux visuels, ne remarque pas les gens qui entrent dans la pièce
    • Hyperréactivité : Se couvrir les yeux, les plisser ou les frotter, couvrir une partie de la page en lisant, regarder les gens quand ils bougent à proximité, dérangé par le mouvement autour, douleur due au soleil.
    • Stratégies : utiliser des supports visuels, porter des lunettes de soleil, mode sombre pour les écrans/logiciels.  
    1. Tactile (toucher) : apporte des informations sur l’environnement et les qualités des objets
    • Hyporéactivité : peu de réaction à la douleur, recherche une forte pression, apprécie les vêtements lourds et serrés, touche les gens et les objets
    • Hyperréactivité : fuit le contact physique, n’aime pas certains tissus et textures, évite de se salir, difficulté à se tenir en ligne ou à proximité des autres, difficulté avec son hygiène personnelle, difficulté avec les transitions, évite de toucher.
    • Stratégies : Massages, essayer différents types de vêtements, effleurement de peau au lieu de contact francs, s’entourer de textures agréables.
    1. Olfactif (odorat) : Apporte des informations sur les différents types d’odeurs. Donne des informations sur les saveurs des aliments
    • Hyporéactivité : Se sentir ou sentir les autres, sentir les aliments ou les objets, cherche des odeurs et des goûts forts
    • Hyperréactivité : garde une distance avec les autres, évite la cuisine et les salles de bain, réagit émotionnellement aux odeurs, mangeur difficile, évite les relations intimes.
    • Stratégie : utiliser des bougies parfumées et/ou huiles essentielles plaisantes
    1. Gustatif (goût) : Apporte des informations sur les différents types de goût (sucré, aigre, amer, salé, épicé)
    • Hyporéactivité : envies intenses pour certains aliments, mâche ou lèche des objets
    • Hyperréactivité : goûte avec le bout de la langue, vomit facilement, restrictions du nombre d’aliments, très attentif à la texture des aliments, grande variation au fil du temps.
    • Stratégies : expérimenter différentes textures, mâcher de la gomme, manger tout ensemble ou tout séparément, manger les mêmes aliments.
    1. Interoception (signaux émis par les organes internes) : Perception de stimuli provenant de l’intérieur du corps (faim, soif, besoin d’aller aux toilettes, etc.)
    • Hyporéactivité : Seuil de douleur inhabituellement élevé, faible sensibilité aux signaux de faim ou soif, difficulté à savoir quand il est malade ou indisposé
    • Hyperréactivité : seuil de douleur anormalement bas, très sensible aux changements de température, se contrarie facilement, faim intense urgente, perçoit l’activité de ses organes, sentir l’activité de son cerveau, auto-diagnostic souvent très précoce.
    • Stratégies : utiliser des rappels, s’alimenter aux mêmes heures, maximiser son confort. 
    1. Vestibulaire (mouvement et gravité) : Apporte des informations sur l’endroit où se trouve notre corps dans l’espace, y compris la vitesse et la direction du mouvement
    • Hyporéactivité : besoin intense de bouger, toujours en mouvement, souvent en train de se cogner et tomber, se balance, ne peux pas rester tranquille sur une chaise
    • Hyperréactivité : évite de trop bouger, n’aime pas rouler en voiture (nausée), refuse de participer à des activités où les pieds quittent le sol, sentiments de vertiges avec des mouvements brusques. 
    • Stratégies : faire des pauses pour se dépenser et bouger, danser, s’asseoir sur un fauteuil berçant, se mouvoir plus lentement, séparer les mouvements de la tête du reste du corps. 
    1. Proprioception (conscience corporelle) : Apporte des informations sur l’emplacement d’une partie du corps et son mouvement par rapport aux autres parties du corps
    • Hyporéactivité : mauvaise endurance pour les tâches, se fatigue facilement, doit examiner une partie du corps pour déterminer comment se déplacer, mouvements saccadés, tape fort avec ses pieds et marchant, casse facilement les choses, difficulté à utiliser la force nécessaire pour écrire
    • Hyperréactivité : il est rare d’avoir un système proprioceptif trop réactif, percevoir sa bulle personnelle, être agacé par ce qui se passe dans son dos, sentir les regards sur soi. 
    • Stratégies : Promener un animal, prévoir des collations croquantes, faire des push-ups contre une chaise ou un mur, apprendre des instruments de musique, faire du sport. 

    La communication et les interactions sociales

    La communication et les interactions sociales

    Camouflage: Stratégies pour camoufler ou même supprimer ses traits autistes. Il existe différents types de camouflage:
    Référence: embrace autism

    • Assimilation: Stratégies pour essayer de s’intégrer aux autres dans des situations sociales (exemple: acter, éviter ou forcer les interactions avec les autres). 
    • Compensation: Stratégies pour compenser lors de difficultés dans les situations sociales (exemple: copier le langage corporel et les expressions faciales, apprendre des indices sociaux à partir de films et livres).
    • Masquage: Stratégies pour masquer les caractéristiques autistiques ou dépeindre une personne non autiste (exemple: ajuster le visage et le corps pour paraître confiant et/ou détendu, forcer le contact visuel).

    Communication: Activité qui demande de savoir prendre en compte une multitude d’éléments, tels que le choix des mots, le langage corporel, l’observation des signes non verbaux, le “timing” entre les tours de parole, le contenu de la communication… 

    Empathie: Capacité à se représenter ce que l’autre ressent. Le mythe est que les autistes n’ont pas d’empathie, ce qui est faux. Elle peut être exprimée différemment. De nombreuses personnes autistes font preuve d’une grande empathie et d’un sens moral aigu (sens de justice). Elles peuvent être angoissées par l’injustice et ressentent le besoin de remettre en question ce qu’elles considèrent comme injuste. Souvent mélangé avec la Théorie de l’esprit, ce qui crée l’impression que les personnes autistes n’ont pas d’empathie alors que c’est totalement autre chose. 
    Référence: autism research wiley

    People pleasing (faire plaisir aux gens): Prioriser les besoins, désirs et bien-être des autres avant les siens. Manifestation: difficulté à dire non, accord excessif, tendance à sacrifier ses besoins pour éviter les conflits ou pour obtenir la validation. 

    Thérapies les plus utilisées

    Thérapies

    Analyse comportementale appliquée (ABA): Une approche thérapeutique visant à améliorer les compétences, à réduire les comportements difficiles et à favoriser l’autonomie. Souvent utilisée comme méthode d’intervention pour les enfants. Certaines méthodes néfastes ont été décriées et l’ABA se concentre maintenant sur le renforcement positif et exclut la punition.
    Référence: act learning centre

    Ergothérapie: une profession de la santé qui aide les personnes à développer, maintenir et restaurer leurs capacités à accomplir les activités importantes pour elles, comme les tâches quotidiennes, le travail, les loisirs et les activités sociales. Les ergothérapeutes travaillent avec des personnes de tous âges et de tous milieux pour améliorer leur autonomie, leur qualité de vie et leur bien-être. 
    Référence: physio extra

    Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR): En français, désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. Elle est une thérapie qui utilise des mouvements oculaires, ainsi que d’autres stimulations bilatérales, pour traiter les traumatismes et les troubles liés au stress post-traumatique. 
    Référence: american psychological association

    Thérapie cognitivo-comportementale (TCC): Elle se concentre sur l’identification et la modification des pensées et des comportements négatifs pour améliorer la santé mentale (un peu comme reprogrammer un ordinateur). Souvent utilisée pour traiter l’anxiété.
    Référence: anxiety canada

    Sources et références

    Liens externes

    Sources médicales canadienne vérifées: https://wikimedi.ca/wiki/Trouble_du_spectre_de_l%27autisme

    Diagrammes de venn du Dr Neff “ADHD Misdiagnosis Monday Series” https://neurodivergentinsights.com/adhd-10-week-series/  

    Neurodiversité https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26556690/neurodiversite 

    Problème gastro-intestinal https://aidecanada.ca/fr/resources/apprendre/sant%C3%A9/comprendre-le-burn-out-autistique#:~:text=Il%20existe%20%C3%A9galement%20des%20preuves,l’autisme%5B8%5D. https://pmc-ncbi-nlm-nih-gov.translate.goog/articles/PMC7580230/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sge#:~:text=GI%20disorders%20are%20approximately%20fourfold,common%20%5B2%2C%203%5D

    Théorie des cuillères https://bienetreautiste.com/blogs/infos/la-theorie-des-cuilleres 

    Traumatisme psychique https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8873880/traumatisme-psychique 

    Déficience intellectuelle (DI) https://cenop.ca/troubles-comportement/troubles-spectre-autisme-tsa/lautisme-et-ses-troubles-associes/  

    Douance https://www.aqdouance.org/douance-et-haut-potentiel-association-quebecoise-pour-la-douance/ 

    Écholalie https://autisme123.com/quest-ce-que-lautisme/autisme-et-communication/echolalie/#:~:text=est%20pas%20pr%C3%AAt.-,Qu’est%2Dce%20que%20l’%C3%A9cholalie%20?,une%20personne%20%C3%A0%20l’autre

    Évitement pathologique des demandes (PDA) https://aidecanada.ca/fr/resources/apprendre/connaissances-de-base-sur-le-tsa-et-la-di/l-%C3%A9vitement-pathologique-des-demandes-ce-que-c’est-et-quelques-strat%C3%A9gies-pour-aller-de-l’avant 

    Fonctions exécutives https://comprendrelautisme.com/le-fonctionnement/les-fonctions-executives/ 

    Hyperfocus https://www.autistica.org.uk/what-is-autism/autistic-strengths#:~:text=A%20strong%20sense%20of%20justice,things%20they%20see%20as%20unjust

    Intérêts spécifiques https://autisme123.com/quest-ce-que-lautisme/interets-specifiques/ 

    Prosodie https://fr.wikipedia.org/wiki/Prosodie   

    Routine et rituels https://autisme123.com/quest-ce-que-lautisme/routines-et-rituels/ 

    Triade autistique https://www.neuroatypie.fr/2024/01/05/environ-1-4-des-lecteurs-de-ce-site-se-reconnaissent-dans-lautisme-de-haut-niveau-asperger/

    Les burnouts (phénomènes spécifiques) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34803822/
    Phung J, Penner M, Pirlot C and Welch C (2021) What I Wish You Knew: Insights on Burnout, Inertia, Meltdown, and Shutdown From Autistic Youth. Front. Psychol. 12:741421. doi: 10.3389/fpsyg.2021.741421.

    Sensation https://aspieconseil.com/2017/02/01/lautisme-dans-tous-les-sens/ 

    Perception https://aspieconseil.com/2017/02/01/lautisme-dans-tous-les-sens/ https://comprendrelautisme.com/le-fonctionnement/la-perception-sensorielle/ 

    Régulation https://autisme123.com/quest-ce-que-lautisme/sensoriel/regulation-sensorielle/#:~:text=Description%20de%20la%20r%C3%A9gulation%20sensorielle,et%20la%20recherche%20de%20sensation. https://aidecanada.ca/fr/resources/apprendre/connaissances-de-base-sur-le-tsa-et-la-di/r%C3%A9gulation-et-dysr%C3%A9gulation-%C3%A9motionnelles-dans-l’autisme-consid%C3%A9rations-%C3%A0-l’%C3%A2ge-adulte 

    Stimming https://autisme123.com/quest-ce-que-lautisme/sensoriel/les-stims-autostimulation/ 

    Hypersensibilité vs hyposensibilité https://www.autismeinfoservice.fr/adapter/professionnels-sante/hyposensibilite#:~:text=D%C3%A9finition%20de%20l’hyposensibilit%C3%A9&text=Tout%20comme%20l’hypersensibilit%C3%A9%2C%20l,stimuli%20sensoriels%20de%20l’environnement. https://www.autismeinfoservice.fr/adapter/professionnels-sante/hypersensibilite 

    Les 8 systèmes sensoriels https://aidecanada.ca/docs/default-source/downloads/les-8-systemes-sensoriels-feuille-d’auto-evaluation.pdf?sfvrsn=3b6039c5_10 et https://neurodivergentinsights.com/wp-content/uploads/2024/09/SensoryTriggerChecklist.pdf  

    Camouflage https://embrace-autism.com/cat-q-fr/ 

    Empathie DOI:  10.1002/aur.2794 https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/aur.2794 

    Analyse comportementale appliquée (ABA) https://actlearningcentre.ca/fr/applied-behaviour-analysis/#:~:text=L’analyse%20appliqu%C3%A9e%20du%20comportement&text=La%20th%C3%A9rapie%20ABA%20vise%20%C3%A0,appropri%C3%A9s%20sur%20le%20plan%20social

    Ergothérapie https://physioextra.ca/service/ergotherapie/ 

    Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) https://www.apa.org/ptsd-guideline/treatments/eye-movement-reprocessing#:~:text=A%20structured%20therapy%20that%20encourages,be%20conducted%20on%20consecutive%20days


    Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) https://www.anxietycanada.com/fr/articles/quest-ce-que-la-therapie-cognitivo-comportementale/

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    *Âge d’apparition

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Comorbidités presque automatiques

    Feeling d’être un extra-terrestre
    mais devoir masquer comme un acteur professionnel.

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Causes

    Probables

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Hypothèses

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    État du cerveau autiste

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    -Causes probables :
    Causes réelles inconnues et probablement multiples mais c’est pas les vaccins ni le Tylenol!
    Diverses hypothèses, génétique, pendant la grossesse, PTSD, extension jusqu’au TDAH
    État du cerveau autiste, hypothèses
    -Manque-Excès de dopamine-récepteurs
    -Cerveau sous sollicité-activé
    -Traitement automatique qui doit être fait consciemment

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Sentiment général


    Feeling d’être un extra-terrestre
    mais devoir masquer comme un acteur professionnel


    Comme être un chat dans un monde de chiens


    Mac VS Windows


    Une bébitte entre constante analyse, réévaluation et adaptation

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Difficultés à diagnostiquer

    Socialisation interaction et communication

    Par intérêt, passivité,
    Communication – retard puis excellence, langage littéral,

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Par intérêt, passivité,
    TOCS, Habitudes, Préférences, Passions

    *Âge d’apparition

    Masquage

    *Fonctionnement

    Variable dans le temps et le contexte

    *Facteur confondant

    Comorbidités presque automatiques

    Feeling d’être un extra-terrestre
    mais devoir masquer comme un acteur professionnel.

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Le diagnostic actuellement

    Socialisation interaction et communication 3/3

    Déficit dans la réciprocité sociale et émotionnelle.
    Déficit dans la communication non verbale.
    Déficit dans le développement, le maintien et la compréhension des relations sociales.

    Fonctionnement sensoriel et intérêts 2/4

    Mouvements moteurs stéréotypés ou répétitifs.
    Résistance aux changements, adhérence inflexible aux routine ou des comportements répétitifs verbaux ou non verbaux.
    Intérêts hautement restreints et circonscrit dans le temps et qui sont anormaux en intensité ou en orientation.
    Hypo ou hyper réactivités sensorielles ou intérêt inhabituel pour des aspects sensoriels de l’environnement.

    *Âge d’apparition

    Présent tout au long de la vie

    *Fonctionnement

    Doit altérer le fonctionnement

    *Facteur confondant

    Exclure les autres diagnostics

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Introduction Libridé

    Qui je suis et le but de la présentation

    -Combat pour devenir à l’aise en public
    -Facilité de synthèse
    -Diagnostic tardif
    (Pas le même vécu)

    Seulement 1 pour présenter un spectre très large

    qui peut souvent impliquer des contradictions:

    Hypo-hyper
    DI et stéréotypes
    Grandes forces impliquent de grandes déficiences

    Toutes les expériences peuvent concerner les neurotypiques

    car se sont des comportements humains, c’est le cumul de toutes ces différences, du traitement conscients et des difficultés que ça amène dans un seul cerveau.

    Par et Pour

    Mon expérience et ce que j’ai compilé comme informations à date, avec la Maison de l’autisme, notre communauté et notre vécu expérientiel.

    Introduction
    Le diagnostic actuellement
    Difficultés à diagnostiquer
    Sentiment général
    Causes
    Lexique
    Lexique 1
    Lexique 2
    Lexique 3
    Principaux enjeux
    Phénomènes autistiques
    Particularités dues aux comorbidités
    Un grand décalage
    « Traitements » et thérapies
    Outils et solutions
    Mon expérience
  • Astrid et Raphaëlle – Libridé

    Astrid et Raphaëlle – Libridé

    Libridé, homme AuDHD, diagnostiqué à 40 ans

    Cette série est divertissante et très représentative du spectre de l’autisme sans en être moralisatrice. Le sujet est abordé surtout de façon à mettre en lumière les atouts que peuvent représenter les personnes sur le spectre dans des cadres professionnels particuliers sans oublier d’aborder les difficultés toujours présentent. Le personnage de Astrid n’est pas une caricature et peut, au contraire, aider à expliquer comment on se sent à l’intérieur même si on réussi à masquer beaucoup des comportements visibles dans son cas. Les gens m’ont parfois dit que ça semblait exagéré mais si je ne le cachais pas autant, je ressemblerais probablement à Astrid. L’évolution au fil des saisons est intéressante et on en voudrait toujours plus. Les enquêtes ne sont parfois qu’un beau prétexte pour explorer une facette de Astrid mais ça fonctionne très bien et je n’ai pas pu relever d’incohérences majeures, ce qui est rare dans les séries où on tente d’inclure une personne autiste.

    Astrid et Raphaëlle

  • Essai d’une approche intégrée de l’autogestion du trouble bipolaire et de l’autisme de haut niveau

    Essai d’une approche intégrée de l’autogestion du trouble bipolaire et de l’autisme de haut niveau

    2–3 minutes

    Par Mourad Rhanem

    Essai d’une approche intégrée de l’autogestion du trouble bipolaire
    et de l’autisme de haut niveau

    Le trouble bipolaire et l’autisme de haut niveau sont deux conditions de santé neurologiques.
    L’autisme est inné, alors que le trouble bipolaire est le plus souvent acquis.
    L’autisme se manifeste au sein d’un spectre, c’est-à-dire différemment d’une personne à l’autre, avec entre autres des sévérités différentes.
    L’autisme de haut niveau (ou à haut niveau de fonctionnement) est celui qui est le moins manifeste, où l’individu est le moins décelé comme étant autiste vu sa plus grande capacité à fonctionner en société.

    De ce fait, paradoxalement, une personne qui est à la fois bipolaire et autiste de haut niveau, sera diagnostiquée plus tôt bipolaire, puis plus tardivement autiste de haut niveau.
    Également, la manifestation du trouble bipolaire à un âge précoce suggère une comorbidité (un autre trouble de santé), dans ce cas l’autisme préexistant.

    Voyons comment les deux conditions se manifestent typiquement :

    Voici à quels niveaux les deux conditions interfèrent l’une avec l’autre :

    Selon l’auteur David Burns5, il existe différents biais cognitifs qui se manifestent chez une personne sous forme de pensées intrusives, et il considère qu’il faut identifier ces pensées intrusives, les faire correspondre à ces catégories de biais puis développer des pensées alternatives pour mieux éliminer la dépression.

    Voici la liste de ces distorsions cognitives :

    1. Les pensées « Tout ou rien »
    2. La généralisation à outrance
    3. Le filtre
    4. Le rejet du positif
    5. Les conclusions hâtives
    6. L’interprétation indue ou la lecture de pensées d’autrui
    7. L’erreur de prévision
    8. L’exagération ou la minimisation
    9. Les raisonnements émotifs
    10. Les « je dois » et « je devrais »
    11. L’étiquetage et les erreurs d’étiquetage
    12. La personnalisation

    Parmi toutes ces distorsions cognitives, une en particulier sort du lot : il s’agit des raisonnements émotifs.

    Tandis que tous les autres distorsions sont à la portée d’une personne présentant les deux diagnostics mais n’étant conscient que de celui du trouble bipolaire, celui des raisonnements cognitifs revêt une difficulté particulière : sachant que tous les biais cognitifs nécessitent d’identifier ses pensées, dans ce cas l’alexithymie (plus grande difficulté à percevoir ses propres émotions) ajoute un obstacle en plus.

    L’outil recommandé dans ce cas est la roue des émotions6. Il s’agit de choisir une émotion dans le cercle central puis de la préciser en se dirigeant vers la périphérie (où se trouvent des émotions plus précises). Il est possible de choisir plus d’une émotion ressentie à la fois dans la roue.
    Ensuite, il est important de prendre le temps d’assimiler l’émotion en question et de la ressentir pour la comprendre. Le processus peut être difficile et douloureux au début, mais il est important de noter que les émotions sont porteuses d’informations sur soi et sur notre environnement que l’on ne peut saisir autrement.

    1 Le cerveau à tous les niveaux : https://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_08/a_08_cr/a_08_cr_dep/a_08_cr_dep.html
    2 L’humeur en montagnes russes – Bipolaire ou borderline ? : https://youtu.be/lnt_xt8VGEY?si=UsRJEmky_YA8JHok&t=2169
    3 Autisme et fatigabilité : la théorie des cuillères de Christine Miserandino : https://www.youtube.com/watch?v=joucXLKXbO8
    4 L’alexithymie : Pourquoi certaines personnes ne comprennent pas les émotions : https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/lalexithymie-pourquoi-certaines-personnes-ne-comprennent-pas-leurs-emotions-212007.html
    5 Feeling good | David Burns | TEDxReno : https://www.youtube.com/watch?v=H1T5uMeYv9Q
    6 La roue des émotions : https://www.ateliergalita.com/p/la-roue-des-emotions

  • Ma trajectoire après un diagnostic d’autisme tardif

    Ma trajectoire après un diagnostic d’autisme tardif

    Ma trajectoire après un diagnostic d’autisme tardif

    11–16 minutes

    Par Wevito

    Introduction

    Recevoir un diagnostic d’autisme à l’âge adulte, c’est pas anodin. C’est pas juste une étiquette ou une case à cocher dans mon dossier médical. C’est majeur comme changement. Un tsunami intérieur. Pour moi, ce diagnostic est arrivé presque par hasard, je cherchais pas vraiment d’explications activement – mais ça a tout changé. Ça a donné un sens à des décennies d’incompréhensions, de fatigue, d’efforts pour « fitter » sans jamais y arriver complètement. Comme si je jouais à un jeu de société avec le reste de la terre et je suis la seule qui sait pas comment jouer, évidemment que je faisais pleins de gaffes tout le temps. Le stress, je dis pas!

    Et même, pendant le processus, on m’a découragée. Mon médecin, puis ma psychologue m’ont dit que ça donnait rien d’aller plus loin, que j’étais sûrement pas autiste. Mais j’ai persévéré. J’avais commencé à lire, j’avais fait l’aspie-test et j’étais « off chart ». Au fil des questions, je voyais bien que ça collait à ma réalité… Dans le fond, quelque chose allait pas avec les explications que les psychiatre et psychologues m’avaient donné jusque maintenant. Et heureusement que j’ai été jusqu’au bout.

    Pour moi, avoir un diagnostic formel était primordial. Je sais que certaines personnes s’auto-diagnostiquent – et c’est ben correct – mais personnellement, j’aurais pas pu faire le cheminement que j’ai fait après, sans une confirmation formelle. J’aime juste pas les zones grises. J’avais besoin de cette certitude pour pouvoir avancer, sinon j’aurais toujours douté, vous connaissez, le syndrome de l’imposteur? Même avec le diagnostique, ça refait surface…

    Dans les mois et les années qui ont suivi mon diagnostique en mars 2021, j’ai traversé différentes phases. J’ai eu envie d’écrire ce texte pour mettre des mots sur ce que j’ai vécu. Et c’est en parlant avec d’autres personnes autistes diagnostiqués tardivement que je me suis rendu compte qu’on passe à peu près tous à travers les mêmes phrases, les mêmes étapes. J’essayais de lire et on nous ramenait toujours aux étapes du deuil, mais non, ça collait pas pantoute à ma réalité. Comme si le diagnostique serait la fin du deuil? Ché pas trop. Je prétend pas que c’est un modèle à suivre, mais c’est juste mon histoire que je partage.

    Voici, en cinq étapes, ce que j’ai traversé depuis ce jour où on m’a officiellement dit : « Vous êtes autiste. »

    1. La dualité : entre choc et soulagement

    J’y avais jamais pensé. Je regardais parfois des gens autour de moi et je me disais : « Ouin, y doit être autiste lui, y ressemble à Sheldon… », mais jamais cette idée m’avait effleurée pour moi-même. Et puis un jour, une amie – que je trouvais un peu comme moi – m’a confié qu’elle venait tout juste d’avoir son diagnostic. C’est elle qui m’a mis la puce à l’oreille. Quatre mois plus tard, je recevais un diagnostic formel.

    C’est pas le résultat d’un long cheminement comme certains. Mais pas pour moi, le choc a été réel, je me souviens de cette journée, même si j’avais peu de doute sur l’issue du processus. Ça m’est tombé dessus d’un coup. Et, pour être honnête, ce diagnostic a été plus bouleversant que la naissance de mon propre fils, weird hein? C’est difficile à expliquer à quelqu’un qui l’a pas vécu, mais c’est un tremblement de terre identitaire. Ça ébranle tout ce qu’on pensait savoir sur soi et sur les autres. Et je pense qu’autour de moi, personne a compris à quel point ce moment-là a été marquant.

    Mais en même temps… c’était aussi un soulagement immense. Depuis vingt, peut-être trente ans ou plus, j’avais ce sentiment persistant que quelque chose clochait, que j’étais toujours un peu à côté de la coche. Le diagnostic a mis des mots là-dessus. Il a ouvert une porte que je savais même pas que je cherchais.

    Fini les diagnostics qui faisaient pas de sens, les psychiatres à côté de la track, les burnouts à répétition, les meltdowns qu’on appelait « crises » sans jamais comprendre. Je pouvais enfin expliquer. Je pouvais enfin ME comprendre. J’avais trouvé sans chercher.

    2. Tout lire pour comprendre.

    Très vite, je suis tombée dans une quête d’informations et ça a duré quelques années. L’autisme était devenu mon intérêt spécifique. Je blague souvent en disant que j’ai tout lu l’internet! J’ai lu tout ce que je pouvais trouver : témoignages, articles scientifiques, j’assisté à des conférences en-ligne, à des webinaires… C’était la pandémie, et beaucoup de ressources étaient disponibles gratuitement à moins de deux clics de souris. J’ai aussi participé à plusieurs groupes de support différents, et je me suis fait des amis autistes.

    Tout ça m’a aidée à comprendre avant tout que j’étais pas seule. Au contraire. Beaucoup d’autre, comme moi, vivaient des choses semblables. Ces partages étaient très précieux et souvent, ça a aidé à mettre en mots des feelings flous que j’avais. Combien de moment « Ah! Ha! » j’ai eu, je ne les compte pus.

    Ensuite, ça m’a aidé à comprendre l’autisme, mon autisme. J’ai découvert les concepts de fight, flight, freeze… que je vivais en anxiété chronique depuis le début des temps sans le nommer. J’ai compris ce que c’était d’avoir un TSA combiné avec un TDAH – et comment cette dualité rendait la recherche d’équilibre particulièrement complexe. Soit le cerveau part dans tous les sens, ou shutdown complètement. Difficile pour moi, et aussi difficile pour les autres autour de moi.

    Mais mettre ces feelings en mot, ça change tout. Ça structure les affaires, ça donne une base. Et ultimement, ça apaise aussi.

    3. Revoir toute sa vie à travers des nouvelles lunettes

    Après le diagnostic, c’est comme si toute ma vie m’était revenue, mais avec une nouvelle paire de lunettes. Mon enfance, mes relations, mes études, mon travail… je voyais tout autrement.

    Petite, j’étais perçue comme une enfant difficile. On disait que j’étais rushante, capricieuse, impulsive. Mais aujourd’hui, je comprends. J’étais une enfant autiste. Ni moi, ni mes parents, on le savait, on était dans les années 70 après tout. Je faisais pas des crises « pour rien » : je faisais des meltdown à cause du stress, de la fatigue, du trop-plein sensoriel. Mon système était en surcharge constamment, et j’avais pas les mots pour le dire et encore moins les outils pour aider.

    Socialement et même chose au travail, j’ai toujours eu des difficultés à m’intégrer. Je me rends compte maintenant que je m’entourais de personnes qui parlaient beaucoup. En me tenant près d’elles, je pouvais être présente sans avoir à interagir activement. Elles devenaient, sans le savoir, une sorte d’interface entre moi et le monde.

    Et puis il y a eu les grands moments de ma vie – le décès de mes parents, la naissance de mon fils… Chaque fois, même quand c’était un moment heureux, s’ensuivait un burnout autistique. C’est maintenant si clair : j’arrivais à garder un certain équilibre (ou un équilibre certain), à fonctionner à peu près dans mes différentes sphères, mais dès qu’un choc émotionnel survenait – joyeux ou douloureux – tout s’écroulait. Pis pas à peu près. On me donnait de l’aide comme à une neurotypique, avec des diagnostiques pas rapport, mais ça marchait pas avec moi, ben non voyons!

    J’ai aussi réalisé à quel point j’avais aussi vécu avec un sentiment de culpabilité. Parce que mes meltdowns rendaient la vie difficile aux autres. Parce que je changeais souvent d’idée à la dernière minute. Parce que c’était souvent « my way or the highway » genre que le lait devait être à telle place dans le frigo ou je pétais ma crise. Parce que j’étais « trop » ou « pas assez ». Parce que j’étais une enfant difficile. Le diagnostic a changé ça. J’ai compris que c’était pas ma faute. Je savais juste pas comment être, ni quoi faire et encore moins comment communiquer mes besoins essentiels. Et personne m’avait donné les bons outils. Et en lisant non-stop, j’ai compris tout ce qui s’est passé, pourquoi la place du lait dans le frigo était si importante!

    Revoir tout ça a remué beaucoup d’émotions. Mais principalement, il y a eu beaucoup de frustration puisque tous les signes étaient là, j’étais tellement autiste, pourquoi personne ne s’en est rendu compte? Puis aussi parce que puisque mes parents sont tous les deux morts depuis bien longtemps, y’a des questions qui resteront sans réponse. Mais au total, faut accepter et passer à autre chose. Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde. Faut se donner du temps et beaucoup de lâcher-prise. 

    4. Le grand ménage

    Après cette introspection, vient le grand ménage. En parlant avec d’autres personnes autistes, certains déménagent, changent de travail, changent de coupe de cheveux, divorcent, font des changements dans la garde des enfants… Pour moi, le plus grand ménage a été relationnel.

    J’ai pris conscience que pendant des dizaines d’années, j’avais façonné mon « moi » pour être acceptée, pour « fitter » en société. Du masquage en bonne et due forme quoi. J’étais devenue experte à me conformer, à camoufler mes besoins, à m’adapter. Mais au fond, je ne savais plus qui j’étais vraiment. Et je me suis vraiment posée la questions, chu qui moi, en fin de compte? Je parle bien de tremblement de terre identitaire… ça va creux ici.

    Avec les lectures, les échanges avec d’autres personnes autistes et le recul du diagnostic, j’ai commencé à voir les choses autrement. J’ai écarté de ma vie des relations toxiques. Des gens qui abusaient carrément, ou bien des dynamiques où je me moulais à ce que l’autre voulait. Ce tri-là a été douloureux parce que je laissais aller quelque chose de connu, et le connu est confortable. Mais ça a aussi été libérateur et ça a fait de la place pour une relation intime réelle, durable, solide – dans laquelle je peux être moi-même. Honnêtement, je pensais que j’étais bien avant, sort of… mais maintenant, je vis vraiment la différence, d’être avec quelqu’un qui ne m’épuise pas, avec qui je dois pas jouer un rôle, parce que j’ai beaucoup de place pour être moi-même.

    Ce grand ménage, c’est pas juste faire un tri. C’est SE choisir. 

    5. Un nouvel équilibre

    Après le choc, la boulimie d’information, le retour en arrière et le grand ménage… vient autre chose. Un nouvel équilibre. Enfin, on y aspire. On y travaille.

    Je ne travaillais plus depuis déjà quatre ou cinq ans. J’étais dans un entre-deux, en quête de quelque chose de significatif à faire de ma vie. Je cherchais, à 51 ans, ce que j’allais faire quand j’allais être grande. Le diagnostic a agi comme un révélateur. Il m’a permis de comprendre ce que je ne voulais plus, mais aussi de commencer à entrevoir ce que je pouvais bâtir, à mon rythme, selon mes forces et mes capacités.

    J’ai commencé à faire du bénévolat, sous différentes formes, pour aider d’autres personnes autistes et pour faire avancer la recherche sur l’autisme. C’est là que j’ai trouvé un vrai sens. C’était pas juste “faire quelque chose de bien” : c’était aussi reprendre ma place. Contribuer à quelque chose qui me ressemble. Être utile. Me sentir bien dans une équipe qui m’accepte.

    Petit à petit, j’ai regagné en estime de moi. Je comprends mes limites et j’essaie de les faire respecter. Et, surtout, je suis fière de ce que j’accomplis. Pas parce que je travaille 70 heures par semaines, rien à voir avec la performance de mon travail d’avant. Ma réussite est autre chose, différente.

    Mais ce nouvel équilibre vient aussi avec des pertes. Le démasquage, même si c’est salutaire — parce qu’on arrête de faire semblant, parce qu’on s’épuise moins, parce qu’on apprend à se connaître pour vrai — ça vient aussi avec un prix. Masquer, c’était une stratégie de survie sociale : cacher nos traits autistiques pour se faire accepter, éviter les jugements, garder une job, s’intégrer à une gang, s’assurer d’une vie à peu près stable… au prix, bien souvent, de burn-outs autistiques tous les trois à cinq ans. Des factures payées cher, trop cher, pour juste avoir l’air « fonctionnelle ».

    Quand on arrête de masquer, certaines personnes s’éloignent, ou on réalise qu’elles nous toléraient plus qu’elles nous appréciaient. C’est toff. Faut apprendre à vivre avec une forme de solitude nouvelle, différente. On se demande : jusqu’où je continue à masquer? Est-ce que je m’adapte encore, consciemment, juste assez pour rester connectée? Ou est-ce que je refuse catégoriquement, quitte à me couper du monde? Tout est toujours une question d’équilibre, difficile à trouver.

    Ce sont des questions qui reviennent souvent. J’ai pas toutes les réponses. Mais ce que je découvre avec le temps, c’est que même si certaines connexions disparaissent, d’autres apparaissent. Des liens plus vrais, plus solides, parce que cette fois-ci, c’est moi qui suis là pour vrai. Plus en train de performer, plus en train de deviner ce qu’on attend de moi. Juste moi. Et quand ça clique, avec une autre personne qui me voit vraiment, sans jugement, c’est mille fois plus précieux que n’importe quelle relation basée sur le camouflage.

    Tout est pas parfait, c’est certain. Faut travailler son équilibre à tous les jours. Mais avec le temps, j’ai compris qu’être forte, c’est pas de jamais tomber. C’est de savoir se relever. Et aujourd’hui, quand ça arrive, je sais pourquoi je tombe : par épuisement, par surcharge sensorielle. Et surtout, je sais comment me relever. Je suis mieux outillée.

    Composer avec mon cerveau chat (TSA) et mon cerveau chien (TDAH) demande un ajustement quotidien. Mon chat veut du calme, de la constance, de la prévisibilité. Mais mon cerveau chien s’emmerde. Le chien, lui, veut de la nouveauté, de l’action, du chaos même… et ça, ça épuise totalement mon cerveau chat alors il tire la plug de temps en temps (meltdown ou shutdown). Comme si mon TDAH écrivait des chèques que mon TSA ne pouvait pas encaisser. Alors je navigue là-dedans, je compte mes cuillères (du texte de Christine Miserandino) et je fais des compromis. Et parfois, je me plante. Mais parfois, j’arrive même à les faire s’entendre ces deux-là. Pas toujours. Mais souvent. De plus en plus.

    Conclusion

    Recevoir un diagnostic d’autisme à l’âge adulte, c’est pas une finalité, c’est un commencement, un renouveau. Comme beaucoup partage, y’a un avant et un après diagnostique, y’a définitivement une démarcation dans notre vie, une ligne dans le sable. On est toujours la même personne, mais on est aussi complètement différente. 

    Ça vient avec le soulagement d’enfin se comprendre, de finalement pouvoir lire son propre manuel d’instruction. Et de pouvoir enfin construire une vie qui nous ressemble. Pis aussi de trouver d’autres personnes qui nous comprenne sans juger. Ça, ça a pas de prix. Comme si on trouvait un ti-québécois au Japon… On arrête de camoufler, on retrouve son soi réel. On m’a même dit que j’avais l’air plus autiste depuis que je savais que j’étais autiste… je suis donc sur la bonne voie!

    J’ai écrit ces quelques pages beaucoup plus pour moi qu’autre chose, c’est pas un guide, c’est pas une recette et ça a absolument rien de scientifique… C’est juste une partie de mon cheminement. C’est aussi quelque chose que j’aurais aimé pouvoir lire quand j’ai eu mon diagnostique, pour pouvoir comprendre ce qui se passait, surtout quand les 5 phases s’entrechoquaient dans mon cerveau. Ça m’aurait aidé beaucoup durant la phase de ménage! Je sais que je suis pas la seule qui vit ça et qui en a beaucoup d’autres. C’est sur cette note que je voudrais terminer, on est pas seul et faut se parler, faut s’entraider, y’a personne d’autre qui va le faire à notre place. On commence à s’organiser, c’est ce qui me donne un peu d’espoir chaque jour. 

  • Intégration des personnes neurodivergentes en emploi

    Intégration des personnes neurodivergentes en emploi

    Présenté par : Coopérative de solidarité L’Envolée

    OÙ : En ligne par Zoom

    QUAND : Reportée, date à venir

    PRIX : Gratuit – Français

    Conférence gratuite offerte par l ‘Association des parents d’enfants Asperger: Fier partenaire de la Coopérative l’Envolée
    1er conférence-web de la saison !
    🍂🍂
    ⏰Quand: 28 octobre 2025 – 19h00 sur la plate forme Zoom
    📝Sujet: L’intégration des personnes neurodiverses en emploi ; utiliser pleinement leurs forces cognitives et leur créativité !
    C’est M. Martin Prévost, cofondateur et directeur de la formation de la firme Neuro Plus https://www.neuroplus.org/mission/ qui aura le privilège d’aborder les questions que tous les parents se posent à un moment de leur vie :

    Période de questions
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